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CroissancePlus distille ses propositions aux candidats

Aurélie Barbaux

Publié le

Il faudra attendre début mars pour connaître la liste sélective des propositions aux candidats à la présidentielle de l'association des entreprises en croissance. Mais pour alimenter la discussion et pointer les thèmes majeurs, quatre petits journaux de campagne sont édités d'ici là.

CroissancePlus distille ses propositions aux candidats © zigazou76 - Flickr - C.C.

Pour peser dans la campagne présidentielle, CroissancePlus a voulu innover. Plutôt que publier, comme les autres, une liste de propositions ou un livre blanc, l'association des entreprises en croissance a conçu un jeu de piste éditorial. Dont les règles sont un peu compliquées.

A partir de ce jeudi 19 janvier, tous les quinze jours, un "petit journal de campagne de CroissancePlus 2012" est édité  et imprimé. Conçu comme un magazine, "il reprend une typographie et des caractères d'imprimerie, et à chaque fois une couleur vive, pour marquer un parallèle avec le dynamisme des membres de l‘association", précise Florence Dépret, directrice délégué de Croissance Plus.

Chacun traite donc d'un sujet d'actualité, la TVA social pour le premier, et comporte un dossier lié aux quatre grands thèmes que l'association veut porter dans la campagne. C'est l'innovation - clé du redressement de la France - qui inaugure la série, avec une liste des 10 enjeux, quelques chiffres pour poser le cadre et une interview de Nicole Notat, ex-représentante de la CFDT aujourd'hui PDG fondateur du cabinet d'audit social Vigeo.

"Les dossiers des trois autres petits journaux aborderont les sujets de la compétitivité de la France vis-à-vis de l'international (le 2 février),  le contrat social, et l'entreprises responsable", dévoile florence Dépret. Ils seront disponibles en ligne, sur le site de CroissancePlus.

Pour une vraie Tva sociale

Mais c'est là que le dispositif se complique. Car alors que ces journaux ne sont là que pour alimenter la réflexion, on y décèle déjà des propositions… qui ne sont pas forcément celles qui se retrouveront dans le manifeste de mars.

Ainsi, sur la TVA sociale, dans le premier numéro, Croissance Plus prend position "pour", mais à condition que le dispositif ait une envergure européenne. Or pour Olivier Duha, président de CroissancePlus et de Webhelp, ce n'est pas tant l'aspect national qui le gène que la timidité de la mesure : «Les pouvoirs publics font tout de manière homéopathiques. Pour la TVA il ne faut pas augmenter d'un ou deux points la TVA, mais  au moins de 4 points pour que cela ait un impact. Cela ne sert à rien de faire de la demi-mesure."

L'innovation, une priorité

Au sujet de l'innovation aussi, le discours est un peu brouillé. D'un côté, le dossier du magazine met en avant des propositions, comme une assurance innovation, calquée sur l'assurance export de Coface, la création d'un marché d'idées innovantes "non technologiques", la création de réseaux de PME solidaires, la revalorisation du métier d'ingénieur et de l'entrepreneur à l'école où l'évolution du crédit impôt recherche vers l'innovation. De l'autre, celles présentées par Stanislas de Bentzmann, vice-président de CroissancePlus et cofondateur du groupe Devoteam, sont tout autres !

Pour booster l'innovation en France, CroissancePlus préconise en priorité d'étendre les exonérations de charges du statut Jeune entreprises innovantes aux salaires des responsables marketing et design. L'association propose également qu'un responsable de la recherche soit systématique intégré aux conseils d'administration des ETI, pour y insuffler une culture d'l'innovation. Enfin, suite aux retours d'expérience de ses membres, Croissance Plus veut simplifier les procédures des pôles de compétitivité pour que l'argent arrive plus vite dans les PME. 

En finir avec les 35 heures

Mais rien ne dit que ces propositions seront effectivement reprises dans le manifeste final à paraître en mars. Alors que l'association se défend de faire de la politique, elle en copie pourtant les usages : lancer des idées et voir comment le public réagit, avant de s'engager.

Sauf peut-être pour une de ses positions, inébranlable : la lutte contre les 35 heures. Olivier Duha tempête contre la CGPME et le Medef, qui finirait par trouver des vertus à cette mesure. Il avance même une idée " que les salariés français donnent 5 jours de RTT, pendant une période donnée, pour aider le payer à  diminuer sa dette !".

A défaut, Olivier Duha prêche pour l'annualisation des crédits temps, au lieu d'un comptage par semaine tout en considérant que "avec le  pacte pour la compétitivité, on est encore dans l'évitement". On saura en mars, si elle figure dans la liste des propositions prioritaires des entreprises en croissance aux candidats.

Petit Journal de Campagne N1-Innovation

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