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Quotidien des Usines

Croissance molle pour l'industrie mécanique

Publié le

L'atonie de l'investissement industriel pèse sur les facturations de la mécanique, dont la croissance s'étiole. Seul facteur positif : le repli de l'euro face au dollar.

Activité en demi-teinte pour les industries mécaniques. Le premier trimestre 2005 s'est soldé par une croissance plutôt bonne, d'un rythme compara-ble à celle de l'exercice 2004 (+3,9 % en valeur) qui avait suivi les deux années noires 2002 et 2003. Mais depuis, la vigueur du secteur est quelque peu retombée. « Le rythme de croissance a décéléré au deuxième trimestre » estime la Fédération des industries mécanique dans une note de conjoncture récente. Selon Yvonnick Renard écono- miste à la FIM, ce ralentissement devrait se confirmer au second semestre. Résultat des opérations : la Fédération vient de revoir à la baisse sa prévision de croissance pour l'ensemble de 2005 en tablant sur un rythme de +2 % et non plus 2,8 %.

Car, sur le plan du marché intérieur, l'investissement des entreprises, principal débouché des acteurs de la mécanique, reste atone, dans la lignée de ces dernières années. En 2004, celui-ci a stagné, et selon les estimations du 13 mai de l'Insee, l'investissement ne devrait pas croître de plus de 3 % dans l'industrie cette année (4 % dans le seul secteur manufacturier). Pas assez pour regarnir les carnets de commande. Hors de rares exceptions, comme ceux tournés vers le secteur de l'équipement pour le B-TP.

L'export moteur

Dans le domaine de la sous-traitance (travail des métaux), les prises d'ordre sont fluctuantes et les stocks jugés légèrement supérieurs à la normale, avec un effet « prix » des matériaux toujours difficiles à répercuter et jouant négativement sur les marges. Le secteur de la mécanique de précision, en forme ces dernières années, connaît lui une baisse de régime depuis la fin 2004.

Alors que les incertitudes européennes ne sont guère favorables à une reprise de l'investissement et de l'activité, un des seuls éléments de conjoncture positif est le début de décrue de l'euro par rapport au dollar. Celle-ci permet aux exportateurs en zone dollar (environ un tiers des exportations) de regagner quelque peu en compétitivité. Les exportations (36,6 milliards d'euros) ont déjà été l'an dernier le moteur de la croissance avec une progression de 5,8 %. Elles devraient le rester cette année, la vigueur des économies asiatiques notamment ne se démentant pas. Autre facteur positif : une stabilisation, voire un début d'effritement, du prix des matériaux ou de l'énergie.

Côté emploi, il n'y a guère à attendre de positif pour 2005. L'an dernier les entreprises ont privilégié la productivité avec des effectifs en recul de 1,1 %. Et les prévisions de croissance modérée pour cette année ne devraient pas inverser la tendance.

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