Croissance et emploi, les deux lignes directrices du prochain mandat. La Banque de France dans le rouge ! Sanofi avance dans le processus d'OPA. La recherche trouvera-t-elle son salut dans le privé ?

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Croissance et emploi, les deux lignes directrices du prochain mandat. Le premier ministre a développé les grandes orientations économiques et sociales de son nouveau gouvernement, lors de sa présentation de politique générale. La voie des réformes sera maintenue, rapportent tous vos quotidiens. Trois priorités marqueront les prochains mois pour doper la croissance. L'activité, avec la réforme de la taxe professionnelle, la simplification des démarches administratives, l'accélération des privatisations, et la favorisation des rapprochements dans l'industrie. Le soutien au pouvoir d'achat, avec l'augmentation du smic et la poursuite des baisses d'impôts. La mobilisation des finances publiques, avec la baisse des déficits. L'accent sera également mis sur l'emploi. Avec des efforts pour l'insertion des jeunes, la réforme de la formation professionnelle, des mesures pour prévenir et accompagner les restructurations, et la modernisation du service public de l'emploi.

La Banque de France dans le rouge ! Le vénérable établissement n'affichera en 2003 qu'un modeste bénéfice de 35 millions d'euros. C'est un rude baptême du feu pour le nouveau gouverneur Christian Noyer, et un exercice historique pour la banque centrale, souligne La Tribune. L'établissement a puisé dans ses réserves pour ne pas sombrer dans le rouge, car elle a enregistré une perte d'exploitation de 163 millions d'euros. Ces modestes performances sont dues aux charges liées aux plans sociaux, à la baisse des taux et du dollar, ainsi qu'au déficit de la Banque centrale européenne.

Sanofi avance dans le processus d'OPA. Le laboratoire français a déposé son dossier de fusion avec Aventis auprès des autorités américaines de la concurrence, qui ont maintenant 30 jours pour rendre leur verdict, note La Tribune. Du coté du groupe franco-allemand, où l'on souhaite toujours négocier avec le suisse Novartis, l'arme défensive de l'émission de bons de souscriptions d'actions pourrait faire long-feu. L'Autorité des marchés financiers va étudier cette hypothèse, qui pourrait contrevenir " à l'égalité de traitement et d'information des détenteurs de titres des sociétés concernées".

La recherche trouvera-t-elle son salut dans le privé ? La Tribune tente de répondre à cette question dans une enquête. Plusieurs scénarios sont mis en avant pour le redressement de la recherche en France. Le Cercle des économistes estime qu'il faudrait consacrer 6 % du PIB pour financer de nouvelles universités. D'autres avancent pour les chercheurs des rémunérations davantage liées aux résultats. Le gouvernement cherche lui, a mobiliser les investissements dans les entreprises privées, qui ne représentent que 62 % de l'effort en France, contre 70 % aux Etats-Unis.

Philip Morris trouve un compromis avec Bruxelles. La Commission européenne soupçonne depuis des années les cigarettiers d'alimenter eux-mêmes la contrefaçon et la contrebande, trafics qui privent les Etats membres de droits de douane et de taxes considérables, relève La Tribune. L'américain Philip Morris aurait accepté de payer un dédommagement de 1 milliard de dollars à l'Union européenne, indique Le Figaro, compensation qui pourrait être utilisée pour financer des mesures de lutte contre les productions et les ventes illégales.

Cegetel pourrait se défaire de son fixe. Le second opérateur de mobile français envisagerait des alternatives pour son téléphone fixe, observe Les Echos. L'option la plus probable reste pour le moment une fusion avec Neuf Telecom, qui pourrait entraîner de belles synergies sur le plan financier, même si elles poseraient sans doute des problèmes d'effectifs. Mais d'autres acteurs tels que Free, Completel, Tiscali ou Tele2 seraient intéressés par les activités fixes de Cegetel. Dans ce cas de figure, celles-ci pourraient se voir découper par appartements, les prétendants ayant des activités complémentaires.

Mitsubishi souhaite élargir sa recapitalisation. Le constructeur nippon est dans la tourmente depuis sa prise de contrôle par DaimlerChrysler en 2000 et surtout le scandale entraîné par le rappel de 2,5 millions de véhicules pour problèmes techniques. Le quatrième fabricant d'automobiles japonais pourrait avoir besoin d'un renflouement beaucoup plus important que prévu, des rumeurs font état de plus de 4 milliards d'euros. Selon le Financial Times, il envisagerait de faire appel à des investisseurs institutionnels, et non plus seulement à ses filiales et à son actionnaire germano-américain. Pour autant il est peu probable que ce dernier accepte de se voir diluer.

Didier RAGU

A demain !

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