Crise sanitaire : Les Français se tournent vers l’économie collaborative

Depuis le début de l’épidémie de la Covid-19, de nombreux Français ont revu leur mode de consommation pour s’intéresser à l’économie collaborative. La fréquentation des plateformes d’échange de biens ou de services entre particuliers (gratuits ou payants) a considérablement augmenté au point qu’il est possible d’affirmer aujourd’hui que ce phénomène est devenu un véritable mode de vie pour la plupart des gens.

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Crise sanitaire : Les Français se tournent vers l’économie collaborative

L’économie collaborative s’est développée dans tous les secteurs d’activité

Reposant sur la notion de partage, l’économie collaborative se développe sur des plateformes de mise en relation entre particuliers. Les premières sont apparues il y a déjà quelques années, mais depuis le début de l’année 2020, elles intéressent de plus en plus de consommateurs.

Le domaine des transports

Parmi les premières grandes plateformes collaboratives, il y a celles qui consistent à proposer des moyens de transport. On connaît tous celle qui a donné son nom au terme bien connu d’« ubérisation ». Mais il en existe d’autres qui sont tout aussi intéressantes, permettant aux particuliers de gagner de l’argent. C’est le cas de OuiCar qui est une plateforme de location de voitures entre particuliers qui a été lancée en 2007. Le mot d’ordre est simple : rentabilisez votre voiture en la louant à d’autres personnes pour une durée plus ou moins longue. Par exemple, si vous partez en vacances deux semaines à l’étranger, vous pourriez louer votre voiture durant cette période. De la même manière, ceux qui n’ont pas besoin de leur voiture certains jours de la semaine ou au contraire le weekend, peuvent s’inscrire sur la plateforme pour proposer leurs disponibilités pour louer le véhicule.

L’échange de biens

Aujourd’hui, on trouve des plateformes d’échange entre particuliers pour tous types de produits. Même les réseaux sociaux disposent désormais de leurs propres marketplaces. Elles permettent d’échanger des équipements divers, des vêtements, des jeux ou encore des meubles par exemple. Pendant le confinement, la création de ce type de plateforme s’est focalisée sur l’économie locale et le circuit court, notamment dans le secteur de l’alimentaire.

L’échange de services

Plus récemment, les plateformes d’échange de services se sont développées pour que les particuliers puissent proposer plusieurs choses. Par exemple, nous connaissions déjà celles qui rassemblent les annonces d’offres de service de bricolage, de stockage de meuble, d’aide au déménagement, de garde d’enfants, ou de location de logement. Aujourd’hui, la crise sanitaire a poussé les gens à s’intéresser davantage aux services d’aide à la personne comme le portage de courses, de repas, ou encore la proposition de cours ou d’aide aux devoirs (notamment pendant les périodes de confinement).

Une économie qui soulève des questions d’ordre juridiques

En effet, l’économie collaborative soulève de nombreuses questions. L’existence de ces plateformes a conduit l’exécutif et le législateur à s’interroger sur les statuts, l’émergence d’une nouvelle forme d’emploi, le système des responsabilités ainsi que la fiscalité à appliquer à ces prestations de fournitures de bien ou de services. Par exemple, OuiCar a toujours proposé la location de voitures en partenariat avec une grande compagnie d’assurance, pour couvrir les risques des utilisateurs pour toutes les locations. De nombreuses réformes prévoient désormais des dispositions concernant les plateformes d’économie collaborative notamment en matière de droit du travail, de responsabilité sociale et de fiscalité. D’autres réformes devraient bientôt voir le jour afin de définir un cadre plus complet pour les utilisateurs.

Contenu proposé par Ouicar

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