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L'Usine Auto

Crise familiale chez les Peugeot autour de l'accord PSA-DongFeng

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Publié le , mis à jour le 30/01/2014 À 07H30

Selon Les Echos, Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance de PSA, a signifié à son cousin Robert Peugeot, président de la holding familiale FFP, son opposition face à la tournure des négociations avec DongFeng et l'Etat français.

Crise familiale chez les Peugeot autour de l'accord PSA-DongFeng

Dans une lettre rendue publique par Les Echos le 29 janvier au soir et datée du 27 janvier, le président du conseil de surveillance de PSA Thierry Peugeot se dit inquiet de "la stratégie de désengagement de Peugeot" que son cousin Robert, président de la holding familiale FFP, "semble vouloir mettre en œuvre". "Je considère que la famille Peugeot doit continuer à accompagner Peugeot et ne pas s’en désintéresser", martèle-t-il.

Le conseil de surveillance de PSA a récemment validé le schéma d'entrée de l'Etat français et du constructeur chinois au capital de Peugeot qui, après une augmentation de capital d'environ 3 milliards d'euros, les mettraient à égalité avec la famille. Cette dernière détient aujourd'hui 25% du capital et 38% des droits de vote du constructeur.

Thierry Peugeot critique l'ampleur de la dilution de la participation familiale et évoque un résultat "très négatif" pour la FFP. Il continue également de défendre un appel au marché sans l'aide de l'Etat et de Dongfeng.

"Les actionnaires et le marché seraient aujourd'hui en mesure d'accompagner pleinement l'augmentation de capital dont le groupe a besoin", écrit-il.

JP Morgan - mandatée par le conseil de surveillance de PSA - serait prête à garantir la totalité de l'augmentation de capital, un scénario qui n'exclurait pas forcément l'Etat, ni Dongfeng, mais qui pourrait limiter leur participation au capital du groupe, indiquent Les Echos.

Ni Thierry ni Robert Peugeot n'étaient joignables dans l'immédiat, tandis que PSA s'est refusé à tout commentaire.

(avec Reuters)

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1 commentaire

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30/01/2014 - 15h31 -

Thierry Peugeot a entièrement raison.
Le plan du gouvernement est un véritable scandale qui profite beaucoup trop à Dongfeng, un compétiteur redoutable.
A terme avec le retournement du marché le gouvernement va faire réaliser une forte plus-value à Dongfeng - le loup qui entre dans la bergerie – en plus de récupérer les technologies et les brevets (PSA est le premier déposant en France).
Ce n’était que justice d’aider PSA qui a conservé 40% de sa production en France, plus que les 25% de Renault, où l’Etat est pourtant actionnaire. Et ce d’autant plus que ses difficultés sont la conséquence d’une crise sans précédent du marché européen (en baisse pendant six années consécutives) et de sa sortie imposée du marché iranien par GM, le groupe étant bien géré par ailleurs.
D'autre solutions, en plus de l'appel au marché, étaient préférables:
- Pourquoi ne pas plutôt faire monter davantage l État au capital de PSA via le FSI et obliger au rapprochement avec Renault par prises de participations croisées ?
- Ou encore pour 3 milliards (0,3% de la dette publique), l’Etat aurait pu parachever le redressement de PSA sans même prendre de risque pour le contribuable – rien par rapport aux sommes engagées pour les banques ...
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