L'Usine Agro

Crise du lait : « Nous ne voulons pas être pris entre le marteau et l’enclume » (FGA-CFDT)

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Entretien Alors que l'ultimatum des producteurs de lait sur la fixation du prix du lait a pris fin à 11h, la CFDT donne son avis sur ce conflit à usinenouvelle.com. Alain Reuge, conseiller économique auprès de la fédération générale de l’agroalimentaire CFDT a répondu à nos questions.

Crise du lait : « Nous ne voulons pas être pris entre le marteau et l’enclume » (FGA-CFDT) © © Bernard Martinez

Comment la CFDT se positionne-t-elle dans ce conflit ?

Nous ne voulons pas être pris entre le marteau et l’enclume. Nous ne sommes pas surpris de l’échec des négociations via l’interprofessionnelle puisque nous l’avions prévu. Tout ce que nous savons, c’est que ce ne sont pas les salariés des laiteries qui sont responsables de cette situation. Ce ne sont pas eux qui touchent des revenus exceptionnels. Le problème est ailleurs dans la filière.

Justement, Bruno Le Maire, le ministre de l’Agriculture, vient de demander une résolution du conflit dans les heures prochaines. Pensez- vous que cela est faisable ?

Nous ne pouvons pas nous limiter à un accord franco-français de toute manière. Il veut un accord certes. Mais que met-il comme moyen pour y arriver ? Même s’il y a accord aujourd’hui, cela ne tiendra pas bien longtemps, surtout si on continue à importer du lait allemand, qui envahit les surpermarchés. Nous renvoyons dos à dos les acteurs de ce conflit pour trouver une solution globale à ce problème de fixation du prix du lait. Des solutions qui doivent être trouvées au niveau européen, avec des prises de position du gouvernement français mais aussi de la Commission européenne.  La PAC doit s’occuper de la régulation de la production de l’ensemble de l’industrie agroalimentaire.

Soutenez vous les actions de stickage menées par les producteurs de lait à l’encontre des produits de certains industriels ?

Nous sommes conscients du problème actuel, mais nous sommes contre toute stigmatisation. Déjà il y a 15 ans, nous avions critiqué le boycott des produits du groupe Danone. On ne solutionne rien du tout comme cela. Il vaut mieux s’interroger et trouver comment on peut réguler le marché.
 

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