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L'Usine de l'Energie

Crise du gaz russe : chronologie

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Publié le

Les crises du gaz, récurrentes entre Moscou et Kiev au moment de signer les nouveaux contrats d'approvisionnements en début d'année, ont conduit plus d'une fois à des interruptions des livraisons vers l'Europe du gaz russe. Voici quelques épisodes de ces


CRISE DE 2006
1er janvier 2006 : Le géant russe Gazprom coupe ses livraisons à l'Ukraine après plusieurs mois de contentieux portant sur le prix du gaz vendu à Kiev que Gazprom souhaitait faire passer de 50 dollars par 1.000 m3 à 230 dollars.
La coupure perturbe l'approvisionnement de plusieurs pays européens, en pleine vague de froid. Gazprom accuse l'Ukraine d'avoir « prélevé illégalement » du gaz destiné à l'Europe, ce qu'elle dément.
Le 4 janvier, un accord entre Gazprom et la société ukrainienne Naftogaz fixe le prix à 230 dollars, mais permet à l'Ukraine de le payer 95 dollars en le mélangeant à du gaz d'Asie centrale transitant par la Russie.

CRISE DE 2007

2 octobre 2007 : Gazprom menace de réduire ses livraisons si Kiev n'honore pas avant fin octobre une dette de 1,3 milliard de dollars. Intervenue au lendemain des législatives ukrainiennes, cette menace est interprétée par des experts comme une tentative d'empêcher la formation d'un gouvernement pro-occidental à Kiev.
Le 9 octobre, accord entre Gazprom et Kiev.

CRISE DE 2008

4 mars 2008 : Gazprom réduit de moitié ses livraisons vers l'Ukraine. Un accord, le 13 mars, aborde le problème de la dette ukrainienne pour le gaz reçu en janvier-février, le prix du gaz en 2008 et le futur schéma de livraison du gaz à l'Ukraine.

CRISE DE 2008-2009

2 octobre 2008 : Protocole d'accord entre Moscou et Kiev pour passer graduellement à des prix de marché.

20 novembre 2008 : Moscou exige que Kiev rembourse à Gazprom sa dette évaluée à 2,4 milliards de dollars.

22 novembre 2008 : Gazprom menace de cesser ses livraisons à partir du 1er janvier 2009 si un accord sur un nouveau contrat n'était pas conclu.

4 décembre 2008 : Le Premier ministre russe Vladimir Poutine menace de réduire les livraisons de gaz en cas de non-paiement par Kiev ou de prélèvement illégal.
Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko assure que son pays va payer tous ses achats de gaz russe et garantit la « sécurité » du transit vers l'Europe.

30 décembre 2008 : L'Ukraine dit avoir payé sa dette pour le gaz livré en novembre et décembre, soit 1,5 milliard de dollars. Confirmé par Gazprom. Le géant gazier a proposé pour 2009 un tarif de 250 dollars pour 1.000 mètres cubes, un prix bien plus élevé que celui payé en 2008 par l'Ukraine (179,50 dollars), mais environ moitié plus bas que celui payé les pays européens. L'Ukraine a suggéré elle un tarif de 201 dollars. Autour du 30 décembre Gazprom propose désormais de passer à des tarifs européens, soit 450 dollars.

31 décembre 2008 : L'Ukraine doit encore 2,1 milliards de dollars à Gazprom. Le contrat d'approvisionnement de l'Ukraine en gaz russe expire sans que les deux parties ne s'entendent sur une nouvelle politique tarifaire ni sur le paiement d'arriérés que Gazprom réclame à Kiev.
Gazprom accuse l'Ukraine de « chantage », affirmant qu'elle avait menacé de confisquer le gaz russe transitant par son territoire vers l'Europe, si la Russie lui coupait ses livraisons.

1er janvier 2009 : Gazprom annonce que l'approvisionnement de l'Ukraine en gaz russe a cessé à partir de 07H00 GMT. Gazprom et Naftogaz assurent néanmoins que les livraisons à l'Union européenne ne seront pas perturbées.

5 janvier2009 : GDF Suez annonce une baisse « très importante, de plus de 70 % en France, de ses livraisons de gaz naturel russe transitant par l'Ukraine ». Moscou accuse Kiev de voler le gaz destiné à l'Europe. Gazprom fait ensuite savoir qu'il réduit d'encore 21 millions de mètres cubes ses livraisons à l'Europe via l'Ukraine, un volume correspondant à celui "volé" par Kiev. Kiev réplique qu'il s'agit du gaz "technique" nécessaire au transit, et logiquement à la charge de Gazprom.

7 janvier 2009: Coupure des robinets ukrainiens. l'Ukraine a complètement fermé tous les gazoducs à l'export vers l'Europe qui transitent sur son territoire.

9 janvier 2009 : Un compromis est négocié par la présidence tchèque autour de la présence d'observateurs russes, ukrainiens et européens, pour vérifier que l'Ukraine ne siphonne plus les pipelines. Gazprom annonce que Kiev est prêt à accueillir des observateurs.

12 janvier 2009 : Un accord  signé par des représentants ukrainiens, russes et européens, pour la reprise des livraisons de gaz russe vers l'Europe via l'Ukraine.

13 janvier 2009 : Alors que la Russie annonçait avoir rouvert les vannes approvisionnant l'Europe en gaz, Gazprom annonce que l'Ukraine bloque les livraisons de gaz russe vers l'Europe. En fait ,Gazprom oblige l'Ukraine à un trajet gazier compliqué, qui compromet son propre approvisionnement national. Le conflit s'enlise, le gaz ne circule toujours pas vers l'Europe.

16 janvier 2009 : La Russie pousse les énergéticiens européens à signer un accord pour la création d'un consortium gazier international afin de fournir aux Ukrainiens le "gaz technique" dont ils ont besoin. L'Italien ENI, l'Allemand E.ON Ruhrgas et le Français GDF Suez signent l'accord.

17 janvier 2009 : M. Poutine et Mme Timochenko, Premiers ministres russe et ukrainien, semblent finir par s'entendre. La rencontre des deux Premiers ministres, samedi à 14h30, fait suite à un mini-sommet en matinée au Kremlin, en présence de hauts responsables d'une dizaine d'Etats européens et de l'UE. L'Ukraine s'engage à acheter le gaz russe au tarif "européen" . Mais avec une remise de 20 % pour l'année 2009. En échange, l'Ukraine maintiendra inchangées, cette année, les commissions qu'elle touche sur le transit du gaz par son territoire.

 19 janvier 2009 : La Russie et l'Ukraine signent lundi un accord de 10 ans reconduisant l'approvisionnement de gaz russe vers l'Ukraine et l'Europe.

20 janvier 2009 : Les livraisons de gaz à destination de l'Europe via l'Ukraine reprennent, à 10 h de Moscou (7h00 GMT). La Slovaquie et la Hongrie sont les première livrées. Les tarifs appliqués par Gazprom à l'Ukraine sont passés de 179 à 360 dollars le mille de mètre cube.

21 janvier 2009 : Dans la matinée, le gaz russe arrive en France. Le niveau des livraisons au point d'arrivée du gazoduc à Obergailbach, près de Nancy, est 1,2 millions à 1,3 millions de mètres cubes par heure. Un niveau comparable à celui enregistré avant le 6 janvier.

A.L.



 

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