Crise de l'œuf : les producteurs multiplient les actions

Un collectif de producteurs français d’œufs a détruit 200 000 œufs dans les nuits du 6 au 7 août et du 7 au 8 août afin de protester contre la surproduction européenne qui affaiblit les cours.

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Crise de l'œuf : les producteurs multiplient les actions

Face à la baisse des prix en Europe, les producteurs français d’œufs ont décidé de croiser le fer. Pour se faire entendre, un collectif informel de producteurs en colère entend casser tous les jours 100 000 œufs, soit 5 % de la production bretonne, relate l’AFP.

Entre le 6 et le 8 août, le collectif a déjà procédé à la destruction de deux salves de 100 000 œufs sur la voie publique, dans les Côtes-d’Armor.

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L’objectif ? Alarmer opinion publique et autorités sur la situation des aviculteurs français, en proie à une baisse générale des prix au niveau européen. Pour un porte-parole du collectif d’aviculteurs interrogé par l’AFP, la solution réside en la destruction de 5 % des stocks, dont il exige l’application sur le plan national.

"Nos élevages et nos familles sont exsangues", prévient un communiqué du collectif. "On est à bout, ces oeufs-là, on est prêt à les donner à des pays en voie de développement, mais il ne faut pas qu'ils restent sur le territoire français", ont expliqué le 7 août les manifestants, dont les coûts de production pèsent plus largement avec la baisse des prix.

"Le prix moyen payé aux producteurs est tombé à 75 centimes le kilo d’œufs alors que le prix de revient est de 95 centimes", constate Yves-Marie Beaudet, président de la section oeufs de l'Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne et des Pays de Loire (UGPVB).

"L'offre est excédentaire et, malgré les prix de revient très élevés, la grande distribution et l'industrie tirent constamment les prix vers le bas", a-t-il déploré, interrogé par l’AFP.

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