Crise de l'oeuf : 12 millions d'unités sorties du marché

Le 19 août denier, l'interprofession avait annoncé qu'elle comptait exporter 15 millions d'oeufs, une mesure d'urgence en pleine crise de l'oeuf afin de faire rapidement remonter les cours en France. Mais malgré les 12 millions d'unités déjà sorties du marché, les cours restent pour le moment trop faibles pour que les producteurs en colère puissent évoquer une sortie de crise.

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Crise de l'oeuf : 12 millions d'unités sorties du marché

Quelque 12 millions d'oeufs ont d'ores et déjà été sortis du marché français et réorientés vers la transformation et l'export, une mesure qui a pour objectif de faire remonter les cours et "destinée à monter en puissance", a indiqué mercredi 28 août le préfet de la région Bretagne, Patrick Strzoda.

Face à l'écroulement des cours l'interprofession avait annoncé le 19 août dernier cette sortie du marché à hauteur de 15 millions d'oeufs.

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Trois millions d'oeufs doivent donc encore être écartés du marché, et ce "dispositif est destiné à monter en puissance", a ajouté le préfet à l'issue d'une réunion à Rennes du Comité de suivi régional de la filière oeufs à laquelle assistaient des producteurs, des représentants de groupements de producteurs, des responsables de la filière et les préfets des départements bretons.

Des cours encore trop faibles

Le préfet a toutefois admis que "malgré une tendance à la hausse", celle-ci "est encore insuffisante" par rapport au prix de revient des producteurs. Certains d'entre eux sont "aujourd'hui sous pression de la part des GMS (la grande distribution, NDLR) qui ont tendance à revoir les prix des contrats". "Je vais avertir le cabinet du ministre", qui "doit recevoir les responsables de la GMS" pour discuter de plusieurs sujets, dont celui de l'oeuf, a assuré le préfet.

Mardi 27 août à Ploumagoar, près de Guingamp (Côtes d'Armor), les producteurs, à l'origine des actions de destruction d'oeufs avaient noté que les cours se situaient actuellement à 5,50 euros en moyenne les 100, encore loin du prix de revient atteignant entre 6,50 euros et 7 euros. Un producteur indépendant avait alors assuré à l'AFP que les actions reprendraient si les cours ne remontaient pas d'ici au jeudi 5 septembre.

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