L'Usine Aéro

Crash du Concorde : Continental Airlines et quatre autres prévenus relaxés

Elodie Vallerey

Publié le

La compagnie aérienne américaine, fusionnée en 2012 avec United Airlines, devra tout de même verser 1 million d'euros de dommages et intérêts à son homologue Air France au titre d'atteinte à l'image.

Crash du Concorde : Continental Airlines et quatre autres prévenus relaxés © Capt' Gorgeous

Verdict surprise dans le procès pénal en appel relatif au crash du Concorde le 25 juillet 2000, près de Paris. La compagnie aérienne Continental Airlines, prévenue principale, a été relaxée le 29 novembre par la cour d'appel de Versailles.

Trois autres prévenus ont également été relaxés : Claude Frantzen, ancien dirigeant de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), John Taylor, mécanicien de Continental Airlines ainsi que son adjoint de l'époque Stanley Ford.

Parmi les deux derniers prévenus, Henri Perrier, le directeur du programme Concorde de 1978 à 1994, est décédé il y a quelques mois. Son adjoint Jacques Hérubel, devrait être jugé début 2013, son cas ayant été disjoint.

Le Concorde opérant le vol charter 4590 d'Air France à destination de New York en partance de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle a pris feu 88 secondes après son décollage. L'avion s'est écrasé sur un hôtel au lieu-dit de La Patte d'Oie, sur la commune de Gonesse (Val-d'Oise), sur le toit d’un hôtel. Le crash a fait 113 morts.

1 million d'euros de dédommagement envers Air France

Selon l'AFP, la cour a reconnu que l'accident survenu au décollage était le fruit d'un enchaînement fatal imputable à la compagnie américaine Continental Airlines. Mais elle a considéré que cela ne justifiait pas une condamnation pénale.

Au civil, Continental Airlines a été condamnée à verser 1 million d'euros de dommages et intérêts à Air France, exploitant de l'avion supersonique, pour atteinte à l'image.

En première instance, le 6 décembre 2010, la justice avait condamné la compagnie Continental Airlines à une amende de 200 000 euros et à 1 million d'euros de dommages et intérêts en faveur d'Air France (500 000 euros pour préjudice moral et la même somme pour atteinte à l'image).

Le chaudronnier mécanicien John Taylor avait été condamné à 15 mois de prison avec sursis pour avoir mal fabriqué et fixé la lamelle sur le DC-10 mis en cause dans l'accident. Son chef d'équipe, Stanley Ford, avait été relaxé. Les trois autres prévenus (Henri Perrier, Jacques Hérubel et Claude Frantzen) avaient également été relaxés.

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