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Coyote s’empare de Traqueur pour s’attaquer aux services de géolocalisation pour entreprises

Ridha Loukil ,

Publié le

Cantonné jusqu’ici au grand public, le fournisseur français d’assistants à la conduite Coyote rachète Traqueur, un spécialiste de la récupération de voitures volées et de suivi de flottes de véhicules. Une opération qui s’inscrit dans une stratégie de diversification dans les services de géolocalisation pour entreprises.

Coyote s’empare de Traqueur pour s’attaquer aux services de géolocalisation pour entreprises
L'assistant Coyote embarqué dans la voiture donner accès à des services d'aide à la conduite
© Coyote

Une nouvelle phase de développement s’ouvre pour Coyote. Le fournisseur français d’assistants à la conduite rachète 70% du capital de Traqueur, un spécialiste des services de récupération des voitures volées et de suivi des flottes de véhicules. Les détails financiers de la transaction ne sont pas dévoilés. L’opération apporte un renfort de 100 personnes et 16 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle fait entrer Coyote de plain-pied dans le marché professionnel des services de géolocalisation, alors qu’il se cantonnait jusqu’ici au grand public.

Modèle communautaire de services

Fondé en 2005 par Fabien Pierlot et Jean-Marc Van Laethem, Coyote a construit un modèle original de services communautaires d’entraide à la conduite automobile qui le différencie de fournisseurs de terminaux de navigation comme Tomtom ou Garmin. Les utilisateurs eux-mêmes s’échangent des alertes sur le trafic, l’état des routes ou les incidents pour optimiser les conditions de conduite. Des informations partagées en temps réel à travers la plateforme de services de la société moyennant un abonnent de 4 à 12 euros par mois.

Coyote emploie aujourd’hui 360 personnes et affiche un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros en 2017. Sa communauté compte 5 millions d’utilisateurs en Europe. La société est connue par ses terminaux Coyote achetés seuls ou embarqués en première monte par des constructeurs automobiles comme Renault, PSA, Jaguar ou Volkswagen. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. "Nous ne sommes pas une entreprise de matériels, martèle son PDG et cofondateur Fabien Pierlot. Nous sommes une entreprise de services. Nous utilisons les matériels, que nous vendons à prix coûtants, pour livrer ces services. Nous réalisons aujourd’hui 80% de notre chiffre d’affaires dans les services."

Pari sur l'intelligence artificielle

Une nouvelle plate-forme de services, baptisée Coyote 2.0, va être lancée. Elle combine les services d’alertes, d’information sur le trafic et d’aide à la navigation de Coyote et les services de récupération de voitures volées et de gestion de flottes de Traqueur. Le tout sera enrichi d’un service de "conduite intelligente" construit avec des fonctions d’intelligence artificielle développées conjointement avec l’université de Laval, au Canada. "Cette fonction de conduite intelligente ouvre des services inédits, affirme Jean-Marc Van Laethem, directeur de l’innovation et cofondateur. Lors d’un épisode neigeux comme celui de la semaine dernière, le conducteur peut informer de l’état de la route et dire sur quel tronçon il faut mettre des chasse-neige. Cette plate-forme s’appuie, non pas sur des serveurs, mais sur le cloud. Elle est hébergée chez Easynet. Cela nous donne de la souplesse pour l’adapter très vite aux spécificités de chaque pays."

L’enjeu pour Coyote est de se développer dans le marché professionnel de la géolocalisation en cibant les deux-roues, les assureurs, les loueurs automobiles ou encore les PME de 10 à 100 personne pour la gestion de flotte. Fabien Pierlot reste discret sur les résultats qu’il attend de cette diversification. "Nous nous sommes pas donné un objectif précis d’affaires, remarque-t-il. Nous voulons poursuivre notre croissance de 15% par an en moyenne."

Relocalisation de la fabrication en France

Après avoir fait fabriquer tous ses assistants en Chine, Coyote a relocalisé la fabrication de deux modèles principalement auprès du sous-traitant électronique BMS Circuits à Bayonne. Seul un modèle reste encore fabriqué en Chine pour des contraintes de chaine logistique. "La relocalisation en France nous offre des avantages de réactivité, confie Jean-Marc Laethem. Elle devrait à terme s’étendre à l’ensemble de nos produits."

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