Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Coût du travail : pourquoi il faut poursuivre l’effort

, , ,

Publié le

Le Premier ministre a promis, en marge de la réforme des retraites, d'abaisser encore le coût du travail. Une mesure indispensable pour résoudre notre problème de compétitivité et réduire aussi le nombre de chômeurs.

Coût du travail : pourquoi il faut poursuivre l’effort © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Sur le coût du travail, le gouvernement n’est pas allé assez loin. Et le Premier ministre l’a, en marge de la réforme des retraites, reconnu en proposant aux patrons d’aller plus loin sur cette question. Mardi, en sortant de l’entretien avec le Premier ministre, Pierre Gattaz, le nouveau patron des patrons, précisait qu’un transfert des cotisations familiales sur une autre assiette était à l’étude. Et cette option a été confirmée mercredi matin par le ministre du Travail, Michel Sapin : "il y aura un transfert progressif, dans des conditions qu’il faut discuter, d’une partie du financement de la famille et de la maladie vers d’autres modes de financement". Le ministre a même précisé très clairement que dans trois semaines, les chefs d’entreprise sauront à quoi s’en tenir en matière de baisse de coût du travail.

Si la réforme de la retraite peut être perçue comme décevante par certains (qui espéraient sans doute un grand soir du système français dit par répartition), cette annonce collatérale a, elle, tous les atours d’une vraie bonne nouvelle. On peut même penser qu’elle annonce un acte II du pacte de compétitivité annoncé l’an dernier. Et nous n’allons pas ici bouder notre plaisir. Nous avons suffisamment dit et répété que le crédit d’impôt compétitivité emploi n’était pas une mesure suffisante pour abaisser le coût du travail et redresser les marges des entreprises, notamment industrielles.

Mais il n’y a pas que pour la compétitivité des usines que cette baisse se révèle intéressante. Elle l’est aussi pour les 5 millions de personnes sans emploi que compte aujourd’hui la France. Près d’une personne sur cinq en âge de travailler ne travaille pas aujourd’hui dans notre pays et cela pèse fortement sur la collectivité, et ses finances. Dans ce contexte, continuer à faire peser sur les salaires la majeure partie des prélèvements sociaux semblait contre-productif. C’est d’ailleurs peut-être cet argument, bien plus que les plaintes des chefs d’entreprise, qui a décidé l’exécutif à faire un nouveau geste en direction des entreprises.

Thibaut De Jaegher

 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle