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Coup de froid sur la production automobile mondiale

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Publié le

Le séisme et le tsunami du 11 mars au Japon ont un impact sur le marché mondial de l’automobile. A tel point que la production globale pourrait reculer de 30%, selon un rapport de la société de prévision IHS Automotive. Conséquence des difficultés des producteurs japonais de pièces détachées pour relancer leurs usines, et de celles des constructeurs automobiles directement affectés par ces arrêts.

Coup de froid sur la production automobile mondiale © DR

Les entreprises citées

Japon

L'industrie automobile japonaise est la première touchée par la catastrophe naturelle qui s'est abattue sur l'archipel. Toyota Motor se relève doucement et a prévu de redémarrer le 28 mars l’assemblage de certains de ses modèles, arrêtés depuis le 11 mars. Les Prius et Lexus CT 200h montés dans l’usine de Tsutumi (près de Nagoya) et à Kyuhu sortiront de nouveau des lignes de productions. Honda ne relancera pas sa production lundi 28 mars comme prévu, mais prolonge la fermeture de ses sites jusqu'au 3 avril. Quant à Nissan, il poursuit la production de la Leaf normalement dans ses usines de Zazma et Oppama, sauf en cas de coupures de courant trop fréquentes.

Les constructeurs nationaux souffrent des difficultés rencontrées par leurs fournisseurs de pièces détachées présents dans la région de la catastrophe. Par exemple, une usine d'Hitachi Automobile, qui produit des capteurs d’écoulement d’air, a été lourdement endommagée par le tsunami. Cette société fournissait près de 60% des capteurs utilisés par les constructeurs. Le fournisseur compte parmi ses clients directs ou indirects les plus grands noms de l'automobile mondiale, comme Ford, General Motors, Renault-Nissan, PSA, Toyota et Volkswagen.

Seul signe positif pour l'instant, les industriels disposent encore de quelques stocks.  Et les dernières pièces ont été envoyées par cargo et arriveront d'ici à deux à sept semaines à travers le monde.  Mais passé ce délai, « les problèmes deviendront plus sérieux en Europe et aux Etats-Unis », précise Matteo Fini, un analyste chez IHS Automotive.

L’Europe

En France, les constructeurs sont d’ores-et-déjà touchés. 5 000 salariés de PSA sont au chômage technique sur les différents sites français et à au moins autant celui de salariés travaillant pour des usines sous-traitantes à cause d’une rupture d’approvisionnement. « La situation devrait redevenir normale sous une semaine », selon Pierre-Olivier Salmon, porte parole de la direction. Les usines de Mulhouse, Sochaux et de Sevelnord travaillent à 75% de leurs capacités et celles de Poissy et Aulnay ont un taux d’activité inférieur à 50%.

A Sevelnord, par exemple, la production de monospace a été suspendue par manque d’une pièce fabriquée par Hitachi. Pas moyen de relancer la production sans elle car « le Japon est le seul à produire ce genre de composants électroniques », précise Ludovic Bouvier, représentant CGT, à la Voix du Nord. Pour le moment, les accords de 2007 s'appliquent. Ils prévoient « que la rémunération des salariés est maintenue, et qu’en contrepartie, il y a la possibilité de rattraper 4 jours par an, par collaborateur ».

L'usine PSA de Trnava, dans l'ouest de la Slovaquie, qui emploie 3.000 personnes, fonctionne actuellement en deux équipes au lieu de trois. Il manque un débimètre d'air, une pièce indispensable pour faire tourner les moteurs diesel, fournie par Hitachi.

En Allemagne, Volkswagen devrait être également concerné. Le producteur ne peut garantir la continuité de la production que jusqu’à la fin de la semaine prochaine. A Ford Motor Co’s, basé à Cologne, le chômage partiel est mis en place. Les constructeurs allemands ont déjà demandé au gouvernement d’apporter de l’aide aux salariés du secteur si les lignes d’assemblages doivent rester longtemps à l’arrêt.

Les Etats-Unis

Outre Atlantique, la situation se tend également. General Motors Co a dû suspendre da production à l’usine de Shreveport (Louisiane) et de certains modèles à Buffalo (New York). Subaru a recours au chômage partiel à Lafayette (Indiana). Enfin, Toyota a suspendu les heures supplémentaires et le travail du samedi dans ses 13 usines aux Etats-Unis.

 

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1 commentaire

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26/03/2011 - 16h14 -

Comme quoi la réduction des coûts et la performances des composants c'est bien mais la robustesse des Supply Chains c'est mieux!
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