Coup de chaud sur la menthe de synthèse

Cet été verra le démarrage de la première usine BASF de production de menthe de synthèse, tandis que son compatriote Symrise vient de doubler la capacité de son usine. La molécule de menthol, dont la demande croît de 10% par an, intéresse la pharmacie, les cosmétiques, et l’agro-alimentaire.

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Coup de chaud sur la menthe de synthèse

Une nouvelle usine, et un nouveau procédé de synthèse : BASF fait une entrée remarquée sur le marché de la menthe, et rejoint ainsi les principaux producteurs, le japonais Takasago et l’allemand Symrise. Ce dernier a doublé en juin dernier la capacité de son usine en Allemagne, et investit également pour augmenter la production de l’unité qu’il détient aux Etats-Unis.

Cette montée en puissance veut répondre à la forte croissance de la demande en menthol, la molécule responsable du goût et de la fraîcheur de la menthe, utilisée dans les pâtes dentifrices, les chewing-gums et bonbons, l’agro-alimentaire, mais aussi dans de nombreux produits pharmaceutiques et cosmétiques. Les trois chimistes seront les trois grands de la synthèse de menthol, tandis qu’une large part de la production mondiale, estimée en 2012 entre 25 000 et 30 000 tonnes, est extraite de la plante, notamment en Inde et en Chine.

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La menthe fabriquée par synthèse chimique est apparue en 1973. Mais imiter la nature est souvent difficile : la menthe naturelle ne contient qu’une des formes de la molécule de menthol, le L-menthol (l’autre structure, D-menthol, étant comme son image dans un miroir). Or, seul le L-menthol a une forte action rafraîchissante, en se fixant sur les récepteurs thermiques de la peau ou des muqueuses. Les chimistes ont donc dû inventer des procédés qui fabriquent sélectivement le L-menthol, au prix de nombreuses étapes de synthèse et de purification.

BASF part de la molécule de citral, dont il est producteur. Il a développé un catalyseur qui permet de réaliser cette synthèse "asymétrique", qui donne une seule forme de la molécule et non un mélange des deux. Il affirme qu’il arrive sur le marché avec un procédé plus simple, de fabrication en continu, et qui lui permet d’obtenir le L-menthol pur à 99,7%.

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