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Quotidien des Usines

Coup d'envoi début 2018 du chantier d'une nouvelle usine de méthanisation en basse Ariège

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Publié le

Porté depuis 2010 par un collectif d'agriculteurs, le projet de construction d'une nouvelle unité de méthanisation en basse Ariège entre en phase finale de concrétisation et devrait voir le jour en 2018 sur la commune de Montaut. Coût de l'investissement : 8,1 millions d'euros.

Coup d'envoi début 2018 du chantier d'une nouvelle usine de méthanisation en basse Ariège
Vue de la future une de méthanisation de basse Ariège
© Arseme

Dès 2010, des agriculteurs du Syndicat des producteurs de semences de maïs et de sorgho de l’Ariège (SPSMS) décident de se lancer dans l'aventure d'un projet de méthanisation territoriale. Après plusieurs années d'études, de montage juridique et de démarche administrative, le chantier devrait être lancé dans le courant du 1er trimestre 2018, sur la commune de Montaut (Ariège), pour une mise en service prévue avant la fin de l'année 2018. Le permis de construire a été obtenu et l'arrêté d'ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement) enregistré. Le marché de conception-réalisation a été attribué à la société OTV et le montage financier de cet investissement évalué à 8,1 millions d'euros, est en cours de finalisation.

Un collectif de 57 agriculteurs

La maîtrise d'ouvrage du projet est assurée par la société Arseme, constituée pour l'occasion. A son capital : un collectif de 57 agriculteurs des départements de l’Ariège, de l’Aude et de la Haute-Garonne, regroupés au sein de la SAS Prosem, qui détient 66 % des parts ; la Capa (Coopérative agricole de la plaine de l'Ariège) pour 12 % ; la RME (Régie municipale d'électricité de Saverdun), également pour 12 % et le bureau d'études ariégeois Atesyn, pour 10 %, qui assure par ailleurs l'assistance à maîtrise d'ouvrage du projet.

L'usine de méthanisation a été dimensionnée pour traiter pas moins de 21 850 tonnes de déchets végétaux par an, principalement des déchets de production de maïs et de colza semences, mais aussi des lisiers de bovins, qui seront collectés auprès des agriculteurs partenaires. A la clef : la production de quelque 200 Nm3/heure (Normaux mètres cubes) de biogaz, soit l'équivalent de 16 470 MWh/an. L'ambition est de valoriser 100 % de ce biogaz par injection dans le réseau TIGF (Transport infrastructure gaz France). Le digestat (phase solide et phase liquide) sera quant à lui valorisé dans le cadre d’un plan d’épandage contrôlé. Le raccordement de la centrale au réseau TIGF fait l'objet d'un financement spécifique, pour lequel une levée de fonds, à hauteur de 800 000 euros, est actuellement organisée via Enerfip, une plateforme de financement participatif dédiée aux projets d'énergies renouvelables.

Marina Angel

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