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L'Usine Auto

Coup d'accélérateur pour la relève de Carlos Tavares à la tête de PSA

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Publié le , mis à jour le 27/01/2014 À 07H39

Des sources proches du dossier ont confirmé le 25 janvier à Reuters que l'actuel président du directoire de PSA Peugeot Citroën Philippe Varin pourrait céder sa place à son successeur Carlos Tavares à la tête du groupe automobile dès le mois de mars.

Coup d'accélérateur pour la relève de Carlos Tavares à la tête de PSA © D.R.

Le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën n'a jamais précisé à quelle date l'ancien numéro deux de Renault Carlos Tavares, qui a rejoint le directoire en janvier, prendrait la tête du premier groupe automobile français, se contentant jusqu'ici d'évoquer le courant de l'année 2014.

La prochaine assemblée générale du groupe, fixée au 30 avril, semblait un moment propice, mais selon trois sources proches du dossier, la passation de pouvoir pourrait intervenir plus tôt que prévu.

Lors du dernier conseil de surveillance du groupe qui s'est tenu dimanche dernier, Carlos Tavares semblait même parti pour succéder à Philippe Varin dès le 19 février, date de l'annonce des résultats annuels du groupe et des grandes lignes d'une augmentation de capital de trois milliards d'euros. Cette opération s'accompagnera d'une entrée de l'Etat français et du chinois Dongfeng au capital.

"C'était le plan jusqu'à dimanche soir, mais Philippe Varin (...) veut rester en poste jusqu'à la visite en France du président chinois (Xi Jinping) en mars", a indiqué une source ayant une bonne connaissance de PSA.

"Philippe Varin a été un acteur majeur du rapprochement avec Dongfeng. Il est donc tout-à-fait possible (qu'on) attende mars", a ajouté une autre source proche du dossier.

Un porte-parole de PSA a refusé de faire un commentaire.

Dans une interview au Figaro du 25 janvier, le président du conseil de surveillance du groupe, Thierry Peugeot, a déclaré que le conseil décidera bientôt de la date officielle de la relève.

Prié de dire s'il fallait accélérer cette nomination, Thierry Peugeot a répondu: "Le conseil devra prendre la décision de la date de nomination à la présidence du directoire de Carlos Tavares prochainement."

LES PEUGEOT VEULENT CONSERVER "UN RÔLE IMPORTANT"

Interrogé sur la place de la famille fondatrice de PSA dans le nouveau tour de table avec l'Etat et Dongfeng qui se dessinera après l'augmentation de capital en préparation, Thierry Peugeot a répondu que "les Peugeot (...) tiennent à continuer à jouer un rôle important" au nom de la stabilité et de la pérennité de l'entreprise, sans autre précision.

"La famille suivra l'augmentation de capital" dans une mesure qui reste à déterminer, a-t-il ajouté. "A titre personnel, je souhaite qu'elle l'accompagne au maximum de ses moyens."

Thierry Peugeot, qui incarne au sein des Peugeot une ligne traditionnelle jalousement attachée à l'indépendance du groupe, a rappelé qu'il existait aussi des scénarios alternatifs pour l'augmentation de capital.

Il n'a pas fait de commentaire sur la question des droits de vote double, "sujet important tant pour PSA que pour (la holding familiale) FFP", celle de la répartition des sièges au conseil, qui compte actuellement 15 membres et trois censeurs, ou encore son propre sort à la présidence du conseil de surveillance. "Mon mandat arrive à échéance en 2016. Il est encore trop tôt pour en dire plus", a-t-il répondu.

Selon des sources proches du dossier, le conseil de surveillance de dimanche dernier s'est mis d'accord sur un scénario à parité entre les trois actionnaires, l'Etat, la famille et les Peugeot, qui détiennent actuellement 25% du capital et 38% des droits de vote. Cette volonté d'équilibre pose toutefois un problème de gouvernance.

"Je ne crois pas avoir jamais vu de lions à trois têtes. Il doit y avoir une réponse à cela !", a déclaré Thierry Peugeot. "Plus sérieusement, les discussions sont en cours pour assurer à PSA la meilleure gouvernance. Ce qui est indispensable, c'est que PSA reste une entreprise manoeuvrable. Nous y travaillons."

L'option la plus souvent évoquée est celle d'un président indépendant. Le gouvernement semble pousser le nom de Louis Gallois, mais certains estiment qu'il est trop proche de l'Etat pour incarner ce rôle.

(avec Reuters)

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