Coup d’accélérateur pour l’équipe de France du spatial

A l’issue de la quatrième réunion du Comité de concertation Etat-Industrie sur l’espace (CoSpace), vendredi 11 septembre, un contrat de plus de 10 millions d’euros a été signé avec Airbus Defense and Space et Thales Alenia Space.

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"Accélération et compétitivité". Ce sont les deux mots qu’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, a choisi pour caractériser la 4ème réunion du Comité de concertation Etat-Industrie sur l’espace (CoSpace) qui s’est déroulée vendredi 11 septembre. Moins de deux ans après la création de cette équipe de France du spatial – représentant 13000 emplois directs – qui allie pouvoirs publics et grands industriels, les premiers projets commencent à prendre corps. "Le CoSpace est devenu adulte", a résumé Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Pour preuve : la signature d’un contrat financé par le CNES avec Airbus Defence and Space (Airbus Group) et Thales Alenia Space (groupe Thales). D’une durée d’un an, et d’un montant compris entre 10 et 20 millions d’euros, il vise à étudier la faisabilité du développement de futurs satellites d'observation de la Terre, civils et militaires, de haute résolution. Dans le détail, les industriels devront définir l’architecture optimale de ces satellites.

Aller aussi vite que les américains

Egalement sur la rampe de lancement, un appel à projets doté d’une enveloppe de 40 millions d’euros devrait bientôt voir le jour pour favoriser le développement des technologies nécessaires aux constellations de satellites en orbite basse, type OneWeb. Les centaines de satellites nécessaires à ces constellations obligent à revoir de fond en comble les procédés de production des engins spatiaux, qui relèvent encore d’un véritable artisanat. Quant aux projets de mise en place de "boosters" (sorte d’incubateurs de startp dédiées aux technologies spatiales qui devraient voir le jour en 2016) et celui du déploiement de l’Internet à Très Haut Débit (THD), ils restent plus que jamais d’actualité.

Avec ces réunions régulières du CoSpace, les acteurs publics et privés veulent montrer qu’ils peuvent aller vite, à l’image des projets américains impulsés à un rythme inédit dans la filière spatiale. Mais aussi de l'accélérateur de start-up aéronautiques et spatiales Starburst Accelerator, dans le XVème arrondissement de Paris: suite à la réunion du CoSpace, Thierry Mandon y a effectué une courte visite. Son dirigeant, François Chopard, a tenté de sensibiliser le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à la nécessité de soutenir les start-up, grandes pourvoyeuses d'innovations. Les grands groupes auraient tout intérêt, selon lui, à se rapprocher davantage d'elles pour gagner en réactivité.

Olivier James

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