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L'Usine Aéro

CÔte-d'Azur : Le pôle de l'espace sur orbite

Publié le

Dans le rapprochement de ses activités satellites et missiles avec celles de l'allemand Dasa, Aérospatiale pourrait tirer argument de la création d'un pôle spatial autour de son établissement de Cannes.

Voilà deux ans que Jean Zieger militait en faveur du développement d'un "pôle" de l'espace autour de son établissement. Un objectif que le patron de l'unité cannoise d'Aérospatiale vient de formaliser: avec l'Ecole des mines de Sophia-Antipolis, l'Observatoire de la Côte d'Azur et quelques sous-traitants, il a créé l'association Pôle Spatial Côte d'Azur."La faillite du Space Camp de Patrick Baudry, puis l'échec de la candidature locale pour accueillir l'ISU (l'International Space University, implantée finalement à Strasbourg), aura servi de déclic pour que les institutionnels des Alpes-Maritimes soutiennent enfin notre projet", assure-t-on dans l'entourage de Jean Zieger, président de la nouvelle association.

Cette mobilisation peut jouer son rôle dans les négociations qui doivent lier, d'ici à la fin de l'année, les activités satellites et missiles du groupe Aerospatiale avec celles de Deutsche Aerospace. "Il est bon de rappeler aux Allemands que, autour de nos 1000 salariés, nous rassemblons un tissu industriel fort de plus de 300autres emplois de sous-traitance et 200emplois de recherche", entend-on à Cannes. Il n'empêche, face au puissant fief toulousain de Matra et à la concurrence d'autres régions françaises, le "pôle" spatial de la Côte-d'Azur a tout à gagner à se muscler.Parmi ses handicaps, un déficit d'écoles d'ingénieurs et de formations spécialisées. "Mis à part peut-être à l'Ecole des mines, je suis contraint d'opérer mes recrutements en dehors de la région", témoigne Jean-François Lambert, gérant de BE Systems, un bureau d'études de 25personnes. L'association Pôle spatial prévoit donc de mettre en place un "pool de formation" calqué sur celui de la Telecom Valley, association montée, à Sophia-Antipolis, par les sept majors de ce secteur (Texas, Digital, Wellfleet...).

Etoffer le tissu industriel

Autre initiative: des stages seront programmés pour les étudiants de l'ISU de Strasbourg qui viendront compléter leur formation dans la région. Enfin, "l'association créera une tribune ouverte aux laboratoires du CNRS, du Cnet, de l'Inria et de l'Observatoire de la Côte d'Azur de nature à élargir les synergies d'ores et déjà existantes", souligne Lucien Wald, directeur du groupe "télédétection" à l'Ecole des mines de Sophia-Antipolis. Le technopôle de la Côte d'Azur a déjà tiré profit de tels échanges. Ils ont donné naissance, ces dernières années, à plusieurs PMI spécialisées dans le traitement d'images satellitaires, comme Géoimage ou Istar.Reste surtout à étoffer sur place le tissu industriel "spatial". "Sans Aérospatiale, le pôle azuréen n'existerait pas", rappelle Jean-Louis Le Coutre, responsable de l'agence locale de Teuchos, une société d'ingénierie et d'intégration à implantation nationale. Or la plupart des sous-traitants installés autour du donneur d'ordres cannois (Cap Sesa, Cisi, Decobecq, Steria, Syseca...) ont ce même profil "allochtone". Plus rares sont les sociétés comme BE System ou Espri Concept, deux essaimages d'Aérospatiale Cannes, qui conquièrent des marchés à partir de la Côte d'Azur. Pour faciliter leur tâche, et tenter d'attirer d'autres entreprises du secteur, les organismes en charge de la promotion économique du département voudraient les regrouper sur un même site. La première matérialisation physique du pôle spatial pourrait ainsi voir le jour dans les locaux de l'ancien Space Camp. A moins qu'on y préfère l'Institut de formation aux arts du multimédia, actuellement en projet à Cannes.



La course aux délais d'Aérospatiale-Cannes

Avec un chiffre d'affaires annuel de plus de 2milliards de francs, la division des systèmes stratégiques d'Aérospatiale à Cannes est le premier constructeur européen de satellites. Une position conservée au prix d'investissements importants. Avec l'objectif de répondre aux délais de plus en plus tendus imposés par les clients: trente-trois mois pour le satellite ArabssatII, vingt-quatre mois pour le remplacement de TurksatII, perdu en début d'année en même temps qu'Ariane. L'établissement a ainsi investi récemment plus de 80millions de francs dans un nouveau complexe de salles blanches capable d'assurer en continu l'intégration puis les essais de cinq ou six satellites simultanément. Un outil industriel suffisamment développé pour héberger les intégrations de plusieurs partenaires ou clients (tels Alenia ou Loral), dans un souci de rentabilité. Le souhait exprimé par l'établissement de mettre ses laboratoires d'essais à la dispostion de prestataires extérieurs, dans le cadre du Pôle

spatial, constitue le prolongement logique de cette stratégie

USINE NOUVELLE - N°2473 -

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