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L'Usine Santé

Cosmétique : Bogart trouve sa logique industrielle

Publié le

Après l'achat de Jeanne Piaubert, Jacques Konckiert, P-DG des parfums Jacques Bogart, avait deux ans pour devenir un véritable industriel de la cosmétique. Il l'est avec la reprise de l'usine de Sanofi Beauté de Mourenx, près de Pau, l'une des plus modernes de la profession.

"Un vrai bijou." Jacques Konckiert, 50ans, est satisfait d'avoir saisi sa chance. Depuis cinq ans, le fondateur des parfums pour hommes Jacques Bogart (365millions de francs de chiffre d'affaires, 300 salariés) estimait qu'il ne pouvait durablement se passer d'un portefeuille d'activités dans cette cosmétique qui, dit-il, "permet partout dans le monde d'avoir les emplacements stratégiques dans les grands magasins et les nouvelles chaînes de distribution de parfumerie et de parapharmacie parce qu'elle dégage des revenus deux à trois fois supérieurs à ceux de la parfumerie alcoolique". Le projet s'est réalisé. Depuis le 8novembre, il dispose de l'outil industriel pour se construire une image dans les "produits blancs" (laits, crèmes, lotions), les fonds de teint et rouges à lèvres. Sanofi, obligée par Elf de céder des actifs pour financer l'achat de la pharmacie de l'américain Sterling, lui a vendu la marque Stendhal, sa gamme de cosmétiques, avec ses 150références, et l'usine de Mourenx, dans les Pyrénées-Atlantiques. Un site pour lequel la filiale d'Elf n'avait, jusqu'à l'achat d'Yves Saint Laurent, ménagé ni ses investissements ni le savoir-faire pour contrôler un outil de production ultra-performant. Plus de 20millions de francs, depuis cinq ans, ont été consacrés à le doter notamment d'un système numérique de contrôle-commande et d'un circuit de circulation d'eau déminéralisée aux normes de l'industrie pharmaceutique. "Les 85millions de chiffre d'affaires que je reprends, ajoutés à l'intégration de Jeanne Piaubert et à celle de la filiale italienne de Stendhal devraient nous permettre, en 1995, d'atteindre, en consolidé, entre 700 et 750millions de francs." Le P-DG s'est engagé à conserver les 145salariés et les cinq emplois administratifs. Sanofi lui laisse la fabrication des cosmétiques de Nina Ricci pendant deux ans au moins. La production des 48produits de soin venus de Jeanne Piaubert (140millions de chiffre d'affaires en 1992), achetée l'an dernier à L'Oréal, y sera transférée d'ici à la fin du premier semestre de 1995. Avant le terme de deux ans que lui assurait L'Oréal par le contrat de vente. Le challenger se retrouve cette fois avec toutes les cartes en main.



TOUJOURS CONTRÔLÉE PAR LES FONDATEURS

Lorsque, en 1975, Jacques Konckiert et sa femme Régine lancent Jacques Bogart, leurs chances de réussite paraissent minces. Quatre ans plus tard, le produit est référencé dans 950points de vente. Malgré un échec aux Etats-Unis et une coûteuse implantation en Chine, ils vont multiplier les reprises d'affaires de taille moyenne, de forte notoriété mais financièrement précaires: Ted Lapidus en 1984, Balenciaga Couture et Parfums en 1986, Jeanne Piaubert en 1993. L'usine de Pacy-sur-Eure fabrique tous les parfums du groupe, dont "Façonnable", créé par leur fils David, 24ans. Introduite en 1986 au second marché, la société est toujours contrôlée par ses deux fondateurs et leur famille (78%).

USINE NOUVELLE N°2481 -
 

 

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