Coronavirus: Peu de licenciements malgré la chute d'activité en France

PARIS (Reuters) - Les entreprises n'ont que peu réduit leurs effectifs et très peu licencié malgré la chute d'activité découlant des mesures de confinement instaurées en France pour freiner la propagation de l'épidémie de nouveau coronavirus, selon une enquête du ministère du Travail publiée vendredi.

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Coronavirus: Peu de licenciements malgré la chute d'activité en France
Les entreprises n'ont que peu réduit leurs effectifs et très peu licencié malgré la chute d'activité découlant des mesures de confinement instaurées en France pour freiner la propagation de l'épidémie de nouveau coronavirus, selon une enquête du ministère du Travail publiée vendredi. /Photo prise le 16 avril 2020/REUTERS/Charles Platiau

Les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé non agricole n'ont que "peu réduit leurs effectifs, et très peu licencié" en dépit d'une "forte réduction de leur activité", est-il précisé dans cette étude de la Dares (Direction des études et des statistiques du ministère du Travail).

Selon cette enquête menée du 1er au 10 avril, les entreprises ayant réduit leurs effectifs ne représentent que 11% des salariés et ces ajustements de main d'oeuvre passent principalement par des solutions temporaires et flexibles, souligne la Dares.

Les réductions d'effectifs ont en effet principalement pris la forme d'annulation ou de report d'embauches prévues (51%), de non-renouvellement de CDD (49%), tandis que les licenciements et les ruptures conventionnelles sont restés très peu fréquents (2% et 4% des salariés, respectivement).

Au 31 mars, près de la moitié des salariés français avaient pourtant vu l'activité de leur entreprise connaître une forte diminution du fait de la crise sanitaire, principalement sous l'effet d'une perte de débouchés ou de problèmes d'approvisionnement.

A fin mars, près de 20% des salariés français dépendaient d'une entreprise dont l'activité s'est arrêtée et 30% d'une entreprise dont l'activité a été réduite de plus de moitié.

Au total à la fin mars, un quart des salariés travaillaient sur site, un quart étaient en chômage partiel, un quart en télétravail, les autres étant soit en congés, maladie ou garde d'enfants.

Cette étude souligne également un large recours au chômage partiel, 60% des salariés se trouvant dans une entreprise utilisant ce dispositif pour au moins une partie de ses employés.

La Dares fait état d'un usage "généralisé" de ce dispositif - pour des raisons différentes - dans la fabrication de matériel de transport (97%), l'hébergement-restauration (96%) et la construction (95%).

(Myriam Rivet, édité par Blandine Hénault)

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