Coronavirus: L'Inde pourrait subir une troisième vague d'ici octobre, selon une enquête Reuters

par Shrutee Sarkar

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Coronavirus: L'Inde pourrait subir une troisième vague d'ici octobre, selon une enquête Reuters
L'Inde, lourdement affectée par le COVID-19, devrait être confrontée à une troisième vague d'ici octobre et la pandémie rester une menace sanitaire au moins une année supplémentaire, selon une enquête d'opinion réalisée par Reuters auprès d'experts médicaux internationaux. /Photo prise le 10 juin 2021/REUTERS/Amit Dave

BANGALORE (Reuters) - L'Inde, lourdement affectée par le COVID-19, devrait être confrontée à une troisième vague d'ici octobre et la pandémie rester une menace sanitaire au moins une année supplémentaire, selon une enquête d'opinion réalisée par Reuters auprès d'experts médicaux internationaux.

Une potentielle troisième vague serait toutefois mieux maîtrisée que les précédentes, ont précisé plus de 70% des 40 spécialistes interrogés du 3 au 17 juin - médecins, scientifiques, virologues, épidémiologistes et professeurs.

Parmi ceux qui avancent une prévision, plus de 85% (21 sur 24) jugent que la prochaine vague surviendra d'ici octobre, trois la prédisant dès le mois d'août, 12 en septembre.

Les experts interrogés estiment qu'une accélération significative des campagnes de vaccination permettrait de parer partiellement à une nouvelle vague épidémique.

L'Inde n'a jusqu'à présent complètement vacciné qu'environ 5% de sa population éligible, estimée à 950 millions de personnes, laissant des millions de personnes vulnérables face au risque d'infection et de décès.

L'actuelle vague est plus dévastatrice que celle de 2020, dont le pays se remet à peine après avoir fait face à une pénurie de vaccins, de médicaments, d'oxygène et de lits d'hôpital.

"L'épidémie sera mieux contrôlée, les cas seront beaucoup moins nombreux car il y aura eu davantage de vaccinations, et la deuxième vague aura produit un certain degré d'immunité naturelle", déclare Randeep Guleria, directeur de l'AIIMS, un grand hôpital public de New Delhi.

Si la majorité des experts prévoient une intensification de la campagne de vaccination cette année, ils mettent en garde contre une levée prématurée des restrictions visant à freiner le virus, comme l'ont fait certains États.

Près des deux tiers des experts, soit 26 sur 40, considèrent que les enfants et les moins de 18 ans seraient les plus exposés à une éventuelle troisième vague.

"Il s'agit d'une population totalement vierge en termes de vaccination, car aucun vaccin n'est actuellement disponible pour eux", a déclaré le Dr Pradeep Banandur, chef du département d'épidémiologie de l'Institut national de la santé mentale et des neurosciences (NIMHANS) de Bangalore.

Pour 30 des 41 personnes interrogées, le coronavirus restera une menace pour la santé publique en Inde pour au moins un an supplémentaire.

(Avec la contribution de Swathi Nair; sondage mené par Vivek Mishra, Indradip Ghosh et Mumal Rathore; version française Diana Mandiá, édité par Sophie Louet)

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS