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L'Usine de l'Energie

[COP24] Et si les producteurs de pétrole, de gaz et de charbon finançaient la réparation des dommages climatiques?

Myrtille Delamarche , , , ,

Publié le

Un rapport publié le 10 décembre par une coalition d’ONG défend la mise en œuvre d’une taxe payable par les producteurs de combustibles fossiles – pétrole, gaz et charbon. Celle-ci permettrait de mettre 300 milliards de dollars annuels à disposition des pays victimes de dégâts climatiques et écologiques en 2030.

[COP24] Et si les producteurs de pétrole, de gaz et de charbon finançaient la réparation des dommages climatiques?
Une ONG défend l'idée d'une taxe pour les dommages climatiques payée par les seules compagnies extrayant le charbon, le pétrole ou le gaz.
© Pascal Guittet

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Une taxe carbone à la tonne de pétrole, de gaz ou de charbon extrait pour payer inondations et cyclones ? C’est la solution que préconise une coalition d’ONG comprenant Stamp Out Poverty, Practical Action et le WWF dans un rapport publié à l’occasion de la COP24, qui se tient cette semaine à Katovice en Pologne. Stamp Out Poverty considère que les énergies fossiles étaient responsables de 91% des émissions industrielles de gaz à effet de serre (dont sont exclus le changement d’usage des terres et le méthane des exploitations agricoles et des décharges) en 2015, et de 70% de toutes les émissions issues de l’activité humaine. Evoquant, entre autres, le principe du pollueur-payeur, elle réclame que les producteurs de ces combustibles en compensent financièrement les dommages environnementaux.

300 milliards de dollars par an

Sur la base d’une taxe croissante (de 5 dollars la tonne de CO2 en 2021 à 50 dollars la tonne en 2030, et jusqu’à 250 dollars la tonne en 2050), ce sont quelque 50 milliards de dollars qui pourraient répondre dès 2022 aux besoins des pays défavorisés victimes du changement climatique. L’évaluation du caractère "climatique" de ces catastrophes (inondations, cyclones, etc) se faisant selon les critères définis par le Mécanisme de Varsovie pour les pertes et préjudices liés au changement climatique (WIM), selon les auteurs du rapport Julie-Ann Richards, David Hillman et Laurey Boughey. Cette somme grimpant à 300 milliards de dollars annuels en 2030. La gestion de ces fonds se ferait sous l’égide du Fonds vert pour le climat. Le WIM doit être révisé à l’occasion de la COP25 en 2019.

Le produit de la taxe collectée dans les pays à bas revenu serait alloué principalement à l’accompagnement de la transition domestique vers une industrie décarbonée, soutenable tant économiquement qu’environnementalement. Tandis que la taxe collectée dans les pays les plus riches irait à 50% compenser (au niveau mondial) les pertes et dommages du changement climatique.

L’ONG britannique Stamp Out Poverty, fondée en 2006, avait participé au lancement de la campagne pour une Climate Damages Tax en avril 2018. L’idée étant de faire payer ceux qui extraient les matières nécessaires à la production de combustibles fossiles responsables du changement climatique.

Une taxe répercutée sur le prix à la pompe?

L’ONG reconnaît que les compagnies pétrolières et charbonnières sont libres de répercuter cette taxe sur leurs prix de vente, et que cette variation resterait très inférieure à la volatilité courante du pétrole. Cette autre taxe carbone participerait, selon elle, à mobiliser les investissements nécessaires à la transition en rendant les combustibles et carburants fossiles moins compétitifs. Le moins qu’on puisse dire au vu du mouvement des Gilets jaunes en France, c’est que l’équation n’est pas si simple.

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1 commentaire

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17/12/2018 - 17h18 -

En attendant que ce soit les pollueurs qui payent pour les dégâts occasionnés par le changement climatique, se sont les primes d'assurances des particuliers qui flambent ?..Plus 25€ ,pour cette année rien que sur la prime automobile ?..On aimerai pouvoir en faire autant avec nos rentrées pécuniaires ! A quand une véritable politique écologique qui préférera baisser les taxes sur les produits verts, pour laisser vivre de leur travail ceux dont les salaires ne suivent pas ces prélèvements ? Prélèvements qui servent juste à faire vivre sur le travail des autres ceux qui imposent, prescrivent, contrôlent,prélèvent,encaissent rétrocède en partie ce qui reste de la collecte ? Car au final, ces une nuée de profiteurs qu'on fait vivre sans qu'ils n'apportent aucune richesse supplémentaire et rien de nouveau sur les conséquences de ce qu'ils dénoncent ?
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