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COP21

COP21, un projet d’accord toujours entre crochets

Olivier Cognasse ,

Publié le

Le projet d’accord remis avec quelques heures de retard n’a pas encore réglé tous les problèmes pour arriver à un compromis. Les dernières heures seront décisives. L’accord définitif ne devrait pas être publié avant samedi 12 décembre, à midi.

Les entreprises citées


CC Twitter COP21

Finalement, l’accord prévu pour vendredi 11 décembre au soir ne tombera pas à la date prévue. Il a été repoussé à samedi midi pour permettre à toutes les parties de s’exprimer. Pourtant, hier soir à 21h10, quand Laurent Fabius est monté à la tribune de la salle Seine au Bourget pour une séance plénière, il semblait plutôt optimiste sur les chances de boucler cet accord dans les temps impartis.

"Je pense que nous pouvons franchir une étape décisive en vue d’un accord définitif. […] Nous sommes extrêmement proches du but". Il fustige les égoïsmes en précisant que le compromis implique pour chacun de renoncer à ce qui serait souhaitable à 100% pour soi.  

Comme l’exprimaient certaines ONG en milieu de semaine, mieux vaut prendre deux jours de plus et avoir un accord ambitieux. Il est vrai que le dernier projet d’accord délivré avec plusieurs heures de retard n’avait pas réglé tous les problèmes.

Réduit à 27 pages, il comporte encore beaucoup trop de crochets sur les points non tranchés et laisse plusieurs options à discuter. Mais les progrès sont évidents. Ils ne sont plus que 48 au lieu de 350 dans la version précédente. Pourtant, le compromis accouche aussi de certaines reculades.

Abandon d'un prix du carbone

Peu après la remise de ce projet, Matthieu Orphelin, le porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot a improvisé une conférence de presse devant quelques journalistes. Un projet mi-figue, mi-raisin. "Le compte n’y est pas. Certains points ont progressé et d’autres régressé", regrette-t-il.

Le pire,  les dates de révisions des engagements des Etats et l’abandon d'un prix du carbone. "Le bilan aura lieu en 2023 et le cycle de révision commencera en 2025. C’est beaucoup trop tard. La Fondation Nicolas Hulot (FNH) appelle tous les pays qui poussaient cette option pour un bilan dès 2018 à faire une déclaration commune pour entraîner un maximum de pays dans leur sillage. Le prix du carbone a disparu alors que seuls deux pays y étaient opposés, le Venezuela et l’Arabie Saoudite".

Toutefois, cette taxe carbone voulue par la moitié des Etats dans leur contribution (INDC) et par un grand nombre d'entreprises, ne faisait pas partie il y a quelques mois des enjeux de l'accord.

Par contre, la formulation sur le financement post-2020, est satisfaite pour la fondation. "Le nouveau texte souligne l’importance de fixer un nouvel objectif de financements pour la période après 2020 couvrant à la fois l’adaptation au changement climatique et l’atténuation. C’est un signal encourageant qui montre que les besoins des pays en développement ont été reconnus.", indique également l’ONG Oxfam dans un communiqué.    

Enfin, la FNH est particulièrement satisfaite de l’ambition du projet à propos des objectifs sur le réchauffement. L’idée est d’être bien en dessous des 2°C pour aller vers 1,5°C. Reste à s’en donner les moyens.

Au Bourget, Olivier Cognasse

 

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