COP21 : Pour François Hollande, pas de prix du carbone avant 2019

A l’occasion de la conférence inaugurale du Business & Climate Summit, le Président de la République a confirmé la mise en place d’un prix du carbone en Europe pour le 1er janvier 2019.

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COP21 : Pour François Hollande, pas de prix du carbone avant 2019

Pour les optimistes qui espéraient aller plus vite dans la mise en place d’un prix du carbone stable et élevé en Europe, la réponse est claire. Le Président de la République française a entériné la date du 1er janvier 2019, déjà évoquée à plusieurs reprises en Europe. Une date compatible avec les accords qui seront signés à Paris, "même si cela peut paraître tard".

A l’occasion de la conférence inaugurale du Business & Climate Summit clôturée par François Hollande, un prix de 100 dollars a été plusieurs fois mentionné. Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) faisant même de la surenchère en demandant un prix à 150 dollars… Pour aller vers un monde décarboné, un marché du carbone est nécessaire, même si "je n’ignore pas les craintes des industries les plus intensives", indique le Président de la République. Mais pour limiter drastiquement les émissions de CO2, le patron du pétrolier norvégien Statoil, propose tout simplement de remplacer le charbon par le gaz. Ainsi, "on réduira de 60 à 70% les émissions de CO2". Et de supprimer le torchage (brûlage des gaz) responsable de 300 millions de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions de la France ou de 77 millions d’automobiles.

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Les inquiétudes de François Hollande

Dans son discours, François Hollande a rappelé ses inquiétudes à 200 jours du sommet de Paris (COP 21). "Il y a urgence pour convaincre toutes les parties. Nous devons trouver un consensus à 196. Tout seul, ce n’est déjà pas facile…", a-t-il ajouté avec une pointe d’humour.

"L’accord de Paris doit avoir un cadre contraignant, car chaque pays doit savoir ce qu’il a à faire. Il sera universel. Il concernera tous les pays", tout en prenant en compte la spécificité de chacun. Mais il est préoccupé, car chaque pays doit donner ses objectifs chiffrés en termes de réduction des émissions polluantes avant l’été. Seuls 37 pays ont versé leur contribution à ce jour.

Olivier Cognasse

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