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L'Usine de l'Energie

COP21 : Les Etats-Unis déclarent leur flamme aux renouvelables et doublent leur aide vers les émergents

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

Alors que les négociateurs tentent de finaliser le texte de l’accord de Paris, qui doit être remis à Laurent Fabius jeudi soir, le secrétaire d’Etat John Kerry est venu au Bourget promouvoir l’intérêt des énergies renouvelables, formidable opportunité économique en plus de leur contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.

La pique de Kerry aux climato-sceptiques

Dans son discours au Bourget le 9 décembre, le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, s’est moqué des climato-sceptiques. "Je sais que quelques-uns affirment encore que le changement climatique est un énorme canular et même une conspiration politique. Ces personnes sont tellement loin des réalités scientifiques qu’ils croient que l’élévation du niveau de la mer est sans importance, car, selon eux, l’eau en excès va juste couler par-dessus le bord de la Terre plate".


Credits COP21

Ce mercredi 9 décembre, à quelques heures de la fin des négociations climatiques à Paris, John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, a appelé les négociateurs à aboutir à un accord le plus ambitieux possible.

"Nous avons la rare opportunité de changer le monde et d’améliorer la vie de millions de gens. Pour cela nous allons devoir travailler dans les heures qui viennent plus que nous ne l’avons jamais fait. Notre tâche est claire ; le moment c’est maintenant ; faisons notre travail !"

A cette occasion, le dirigeant américain a rappelé la déclaration de son président Barack Obama qui, en ouverture de la COP21 le 30 décembre, reconnaissait la responsabilité des Etats-Unis dans le réchauffement climatique.

En conséquence, John Kerry annonce le doublement de l’aide publique de Washington pour aider les pays émergents à s’adapter au changement climatique pour atteindre désormais 860 millions de dollars par an.

La politique énergétique avant tout

Il annonce aussi que, dans le cadre de la "Mission Innovation", l’investissement des Etats-Unis dans l’innovation en matière d’énergies renouvelables va atteindre 5 milliards de dollars par an.

La Mission innovation, annoncée en début de COP21 par Barack Obama et François Hollande, regroupe 20 pays qui s’engagent à doubler leurs dépenses de R&D dans les énergies bas carbone dans les cinq ans à venir.

Mais au-delà des annonces chiffrées, John Kerry a surtout fait une véritable déclaration d’amour aux énergies renouvelables : "Nous attendons un accord ambitieux à Paris : une transformation de notre économie globale. (…) Nous avons déjà la solution : c’est la politique énergétique ! Le monde va continuer à pomper du pétrole et du gaz, mais même les pays producteurs de fossiles, comme les Etats-Unis, investissent massivement dans les énergies renouvelables", affirme-t-il.

Une opportunité économique

Il loue les efforts du secteur privé en faveur des énergies bas carbone. "Ce qui arrive du côté des investisseurs est impressionnant. Le financement privé (en faveur des énergies renouvelables) atteint des centaines de milliards de dollars par an", rappelle-t-il. Il cite les efforts de City Group, de Bank of America, de Goldman Sachs… Tous ont annoncé au minimum 100 milliards de dollars d’investissements dans les énergies renouvelables pour la décennie à venir.

"Si on fait les bons choix, les énergies vertes ne sont pas qu’une solution climatique mais aussi une opportunité économique comme on n'en a jamais vu. Les énergies bas carbone sont le moyen le plus sûr et le moins cher de produire de l’énergie", assure-t-il. Le moins cher, explique-t-il, à condition de prendre en compte les externalités environnementales qui peuvent "doubler ou tripler le coût de certains investissements".

Message au Congrès américain

John Kerry adresse un message implicite plus spécifique à son propre Congrès, souvent difficile à convaincre sur les questions de transition énergétique. "Donnons aux climato-sceptiques le bénéfice du doute. Considérons que 99 % des scientifiques ont tort sur les causes du réchauffement. [Au pire], Nous aurons créé des millions d’emplois, dynamisé l’économie de nombreux pays, amélioré la santé de nos enfants et réduit les dépenses de santé. C’est le pire qui puisse nous arriver", assure-t-il.

Reste un point sur lequel les américains ne transigent pas. C’est sur le fait que l’accord de Paris ne doit pas être contraignant. "Nous avons besoin d’un accord flexible. Chaque pays a sa propre situation politique, sa propre économie, ses propres capacités", appelle-t-il.

Il entend les critiques qui reprochent, aux Etats-Unis, de ne pas vouloir imposer d’objectifs contraignants. Mais le Secrétaire d’Etat assure qu’il faut apprendre des erreurs du passé. A Kyoto seul 30 pays ont signé, rappelle-t-il. "On sait qu’un engagement unique ne fonctionne pas. Chacun fait ce qu’il peut, mais personne n’est forcé de faire plus qu’il ne le peut. Et personne ne craint des punitions ou des sanctions".

Ludovic Dupin

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