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L'Usine Energie

COP21, les États se hâtent lentement pour ratifier l’Accord de Paris

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Les retards pris par les principaux Etats dans la ratification de l’Accord de Paris font naître une forte inquiétude, alors que le réchauffement climatique exige des mesures fortes et rapides, bien au-delà des engagements pris à Paris en 2015.

COP21, les États se hâtent lentement pour ratifier l’Accord de Paris
Conférence de la COP21, à Paris
© DR

Les belles promesses du Bourget, en décembre dernier lors de la COP21, semblent bien lointaines. Même imparfait, L’Accord de Paris, avait soulevé un réel enthousiasme, et présentait de réelles avancées pour lutter contre le réchauffement climatique. Il doit être ratifié par au moins 55% des pays représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre (GES). A ce jour, seuls 22 pays qui ne représentent qu’un peu plus de 1% des GES ont signé…

L’ancien président de la COP21, Laurent Fabius - loué pour son talent de négociateur avec sa sherpa, Laurence Tubiana -, craint que l’Accord ne soit pas signé avant la fin de l’année. Dans les colonnes de notre confrère le Monde, il fustigeait mardi 30 août, les "discours rétrogrades" entendus dans certains pays comme les Philippines et les Etats-Unis et s’inquiétait de voir que les cinq principaux émetteurs de GES n’avaient pas encore ratifié l’Accord de Paris : Chine, Etats-Unis, Union européenne, Inde et Russie.

Or, l'Accord doit entrer en vigueur en 2020 pour limiter le réchauffement en dessous de 2°C et il est vivement conseillé aux pays les plus pollueurs de devancer cette date afin de mettre en place au plus vite les moyens pour lutter contre les émissions de GES. Et ce n’est pas en fermant ses usines pendant le sommet du G20 à Hangzhou que la Chine va réduire durablement ses émissions…

 Deux pays européens ont ratifié l’Accord

Le président de la République a également mis une pression supplémentaire sur les Etats en rappelant devant les ambassadeurs français, le 31 août dernier : "Nous avons un rendez-vous en novembre à Marrakech (Maroc) et je m'y rendrai pour faire un point d'avancement de toutes les initiatives qui ont été annoncées à Paris. Mais la première urgence, c'est l'entrée en vigueur de l'accord avant la fin de l'année et c'est loin d'être acquis."

François Hollande a insisté sur cette date limite : "Tous les pays européens, je dis bien tous les pays européens, doivent ratifier cet accord avant la fin de l'année. Je souhaite également qu’au G20, les Etats-Unis et la Chine confirment leur volonté de ratifier. Mais pour que nous puissions mobiliser toutes les bonnes volontés, une réunion sera organisée le 21 septembre à l'Assemblée générale des Nations Unies pour accélérer le processus."

La Chine et les Etats-Unis ont promis de ratifier l’accord avant la fin de l’année et de faire une annonce au G20, où la fin des aides aux énergies fossiles pourrait être actée. Mais, l’élection du candidat Républicain, Donald Trump, en novembre pourrait changer la donne et ouvrir une période de régression dont la planète aurait du mal à se relever. En Europe, l’unanimité est loin d’être acquise. Les pays consommateurs de charbon, Pologne en tête, ne semblent pas très concernés par cet accord. Surtout, seule la France et la Hongrie ont fait voter par leur parlement l’Accord de Paris.

Olivier Cognasse 

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