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L'Usine de l'Energie

COP21 : Le secteur énergétique, responsable et victime du changement climatique, alerte l’AIE

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Premier émetteur de CO2, le secteur de l’énergie pourrait subir lourdement les effets du changement climatique du fait de sa sensibilité à l’eau. 

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Mercredi 2 décembre sur le site de la COP21 au Bourget (Seine-Saint-Denis), une grande partie des conférences en marge des négociations portaient sur la résilience des systèmes océaniques, forestiers et agricoles face au réchauffement. Mais il est un secteur pour lequel on ne prend pas suffisamment en compte l’adaptation au changement climatique, c’est celui de l’énergie, interpelle l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).

"L’énergie est considérée comme une part du problème car elle représente 66% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Mais, elle est aussi une future victime potentielle", assure Philippe Benoit, directeur de la division environnement à l’AIE.

Si lutter contre le changement climatique est le premier facteur de résilience pour l’industrie énergétique, cela n’est pas suffisant car un réchauffement, même faible, posera déjà de nombreux défis à relever pour l’industrie, expliquent les experts. "Or si l’énergie est affectée, la croissance économique et l’éduction le sont également", prévient Philippe Benoit.

Réduire la dépendance à l’eau

"Le problème est qu’il n’y a pas de réponse unique à apporter, les contraintes sont différentes selon les pays et leurs actifs énergétiques", explique-t-il. Il faut répondre aux sécheresses, aux vagues de chaleur,  aux inondations, aux tempêtes... et toutes les énergies ne sont pas sensibles aux mêmes dangers.

Beatriz Yordi, responsable de l’adaptation au changement climatique pour l’Union Européenne prévient, que des inondations ou des vagues de chaleur centenaires surviendront tous les deux à cinq ans en Europe à partir de 2080.

"Cela entrainera des pertes économiques majeures", prévient-elle. Les impacts seront importants sur l’hydroélectricité et le refroidissement des centrales thermiques, "sans compter les conflits d’usage qui vont croître entre l’industrie et l’agriculture. Diminuer la dépendance à l’eau de l’industrie électrique est clé pour améliorer sa résilience", prévient Beatriz Yordi.

Avantage aux renouvelables

"De tous les types d’énergies, les renouvelables semblent partir avec un léger avantage en matière de résilience", assure Philippe Benoit.  Elles sont individuellement fragiles, mais les catastrophes environnementales n’affectent que partiellement les installations, du fait de leur décentralisation,.

"Les énergies renouvelables ou non sont résistantes à des situations différentes. Tout en conservant la priorité de décarbonner le mix énergétique, il faut faire en sorte de diversifier au maximum les sources de production pour accroître la résilience", conclut Philippe Benoit

Au Bourget, Ludovic Dupin

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