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COP21

COP21 : La finance privée poussée à investir encore plus en faveur du climat

Arnaud Dumas , ,

Publié le

Les acteurs du monde de la finance se sont réunis le vendredi 4 décembre pendant la COP21 pour faire le point sur leurs investissements verts. De nombreuses nouvelles actions ont été annoncées. Mais Michel Sapin, le ministre des Finances, appelle à ne pas relâcher les efforts.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer



Le risque financier lié au changement climatique est de plus en plus perçu par les investisseurs institutionnels. Au Bourget, une grande partie de la journée du 4 décembre a été consacrée à la finance privée et aux moyens pour orienter les gigantesques masses d’argent brassées sur les marchés vers des projets bas carbone. De nombreuses initiatives avaient déjà été annoncées avant la conférence des parties de Paris.

"C’est une bonne chose que le monde de la finance ait progressé aussi rapidement de rendez-vous en rendez-vous", estime Michel Sapin, le ministre des Finances, qui intervenait au cours de la COP21. Depuis le Climate finance day à Paris en mai 2015, les annonces des gérants d’actifs et des banquiers se sont multipliées. Dernières en date, celles du Crédit Agricole.

De gros engagements de la banque verte

La banque verte s’est fixé l’objectif de structurer jusqu’à 60 milliards d’euros de nouveaux investissements dans le monde pour des projets liés à la lutte contre le réchauffement climatique dans les trois ans. Sur l’année 2015, elle a déjà structuré 25 milliards d’euros de financement en ce sens, dont l’émission du Green Bond d’EDF, qui a collecté 1,25 milliard d’euros.

En parallèle, le Crédit Agricole compte multiplier par deux les financements d’énergies renouvelables sur les deux prochaines années, au travers notamment de sa filiale de crédit-bail et d’affacturage. Enfin, au travers de sa filiale de gestion d’actifs Amundi, la banque prévoit d’orienter plus de 5 milliards d’euros de financements vers des projets liés à la transition énergétique. Amundi se reposera pour cela sur ses deux sociétés communes créées récemment, celle avec EDF et celle avec Agricultural Bank of China.

Les assureurs s’engagent

Les sociétés d’assurances prévoient également d’augmenter leurs investissements verts. A l’instar d’AXA qui avait annoncé, lors du Climate finance day en mai, vouloir dépasser les 3 milliards d’euros d’investissements verts d’ici 2020. Pendant la COP21, la Fédération internationale des assurances mutuelles et coopératives (ICMIF pour International cooperative and mutual insurance federation) a annoncé vouloir multiplier par dix les engagements financiers de ses adhérents en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, pour passer de 42 milliards de dollars d’investissements verts en 2014 à 420 milliards en 2020. "C’est un travail de long terme, explique Shaun Tarbuck, le directeur général de l’ICMIF. Il s’agit de changer les habitudes de l’industrie financière dans les cinq prochaines années."

Un reporting climat à l'étude

Ces initiatives devraient être renforcées par le Conseil de stabilité financière (FSB), ce groupement économique international réunissant des acteurs mondiaux de la réglementation financière. Mark Carney, le gouverneur de la Bank of England et président du FSB, a installé une nouvelle "task force" pour établir une liste des informations que les entreprises devraient fournir aux marchés financiers. Ces informations permettraient aux investisseurs d’avoir une vision claire sur l’exposition au risque climatique de l’entreprise.

Une initiative qui ressemble beaucoup à l’article 173 de la loi sur la transition écologique et énergétique française. Cette disposition va imposer aux investisseurs de réaliser un reporting sur leurs actions en faveur du climat, et aux entreprises d’inclure dans leur rapport annuel l’impact climatique de leur production.

Ces initiatives ont été saluées par Michel Sapin, le ministre français des Finances. Mais celui-ci appelle à poursuivre les efforts. "Les investisseurs ont beaucoup progressé, mais pas tous à la même vitesse, note-t-il. Il peut y avoir les bons devant et les mauvais derrière… Il faut que tous avancent à la même vitesse. »

Arnaud Dumas

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