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L'Usine de l'Energie

COP21 : L’énergie prend (enfin) sa place dans les négociations climatiques

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

L’énergie est à la fois responsable du changement climatique et solution à travers la transition de ce secteur. Cette thématique n’est pourtant pas présente au sein des négociations officielles de la COP21. En revanche, des initiatives en faveur d’énergies bas carbone se multiplient en parallèle de l’évènement.

Les entreprises citées

Le secteur énergétique est responsable de 66 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pourtant, traditionnellement, la transition énergétique n’est pas un sujet central des COP. Y compris à la COP21, l’énergie ne sera pas au cœur de l’accord final,  même si l’émergence de technologies bas carbone est un important facteur d’atténuation des effets du changement climatique.

"Historiquement, la COP s’est construite sur des sujets environnementaux et non énergétiques" regrette Marie-José Nadeau, Présidente du conseil mondial de l’énergie. Pourtant à la COP21, il se passe quelque chose.

Lundi 7, sur le site du Bourget (Seine-Saint-Denis), les conférences en marge des négociations ont pour thème transversal l’énergie. A cette occasion, une nouvelle vague d’initiatives en faveur des énergies renouvelables a été annoncée.

Initiative dans la géothermie

Ainsi, 36 pays viennent d’inaugurer une alliance mondiale pour la géothermie, une énergie présente dans 90 pays dans le monde mais que seuls 24 ont développé. "Il y a seulement 12 GW dans le monde. L’objectif à court terme est de multiplier par cinq la puissance électrique géothermique installée", explique Adnan Amin, directeur général de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena).

Khaled Fahmy, ministre de l’environnement en Egypte, annonce, quant à lui,  une initiative pour les énergies renouvelables, "une initiative 100% africaine et appliquée par des acteurs africains", insiste-t-il. L’objectif est d’accroître l’accès à l’énergie de 32 à 62 % d’ici 2030 sur le continent. Pour cela, il s’agit de développer 10 GW de renouvelables d’ici 2020 puis 300 GW d’ici 2030.

Quelle place pour les fossiles

Ces nouvelles annonces font échos à celle de l’Inde pour l’alliance solaire internationale ou celle de Bill Gates, la Breakthrough Energy Coalition, révélées lundi 30 novembre pour l’ouverture de la COP21. Il y a indéniablement un élan massif pour les renouvelables qui se servent de la COP21 comme d’un puissant marche-pied.

Reste qu’aujourd’hui les énergies fossiles comptent encore pour deux tiers de l’énergie mondiale et, même si sa part se réduit, le charbon est la base des croissances économiques indiennes, chinoises et de plusieurs pays africains.

"La part des énergies fossiles doit aussi être considérée", appelle Rachel  Kyte, PDG de Substainable energy for all. Or celles-ci sont très discrètes au Bourget. Elles se font une petite place à travers la capture et la séquestration du CO2, l’importance de la réduction des fuites de méthane - un sujet fortement porté par le Français Veolia -, et la substitution du charbon par le gaz.

L’importance du secteur privé

L’accord final de Paris ne dira pas quelle évolution doit prendre le mix énergétique mondial. Il ne dira pas si le photovoltaïque est la base du système futur, si la géothermie doit être développée ou si le gaz est une alternative crédible au charbon. Il est sans doute regrettable que ce texte essentiel ne pointe pas, a minima, une "bonne" direction à suivre.

Si les négociateurs et les ministres ne s’emparent pas de ce sujet, remarquons que le secteur privé a la volonté de réorienter les investissements énergétiques. "Le secteur privé a des choses à dire et il doit pouvoir s’exprimer par exemple sur la tarification du carbone", plaide Jean-Marc Ollagnier, PDG d’ Accenture Resources.

Il y a quelques jours, Al Gore assurait que l’adaptation du monde au changement climatique " ne viendra pas du texte final des négociations mais de l’industrie et des investisseurs". Il justifie cette position en assurant que ces derniers vont cesser d’investir dans les actifs carbonés, devenus risqués en raison de leurs inévitables dépréciations à venir.

Ludovic Dupin

 

 

 

 

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