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L'Usine de l'Energie

COP21 : de l’importance d’innover pour baisser le coût des énergies bas carbone

Ludovic Dupin , ,

Publié le

L’énergie, responsable de deux tiers des émissions mondiales de CO2, doit migrer vers des technologies bas carbone. Mais la diffusion de ces dernières ne sera possible qu’à condition que leurs prix baissent. C’est ce que plaide l’Agence Internationale de l’énergie et le département américain de l’énergie à l’occasion d’une journée sur l’innovation.



Ce mardi 8 décembre au Bourget (Seine-Saint-Denis) en marge des négociations climatiques, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) et la France organisaient une journée dédiée à l'innovation. Cet événement s’inscrit à la suite de deux annonces majeures faites le jour de l’ouverture de la COP21, le 30 novembre dernier.

D’une part, la réunion de 20 Etats autour de Barack Obama dans la  "Mission Innovation", une initiative qui vise à doubler d’ici 5 ans les budgets dédiés à la R&D sur les énergies propres.

D’autre part, la création de la "Breakthrough Energy Coalition", un fonds d’investissement alimenté par 27 milliardaires et mené par Bill Gates pour financer les Cleantechs.

400 millions d’euros en France

Preuve que ces annonces ne sont pas que de simples déclarations d’intention, les représentants de nombreux pays sont venus présenter quelles actions et quels financements ils allaient engager.

Ainsi, Ségolène Royal, ministre française de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, a annoncé que la France déploiera sur ce sujet 400 millions d’euros par an d’ici à 2020, à travers les investissements d’avenir. Elle a également mis en avant le démonstrateur de satellite Microcarb du CNES censé mesurer les émissions et les puits de CO2.

Pour Ernest Moniz, le secrétaire du département américain de l’énergie, "le développement des énergies bas carbone sera avant tout lié à la baisse des coûts de ces technologies. Ce sera la base majeure de nos objectifs pour les 10, 50, 100 ans à venir". A cela il ajoute que la recherche devra aussi se concentrer sur la sécurité d’approvisionnement et le développement de l’accès à l’énergie dans le monde.

Faire baisser le stockage

L’innovation dans le secteur de l’énergie doit être au cœur de l’accord de Paris qui sans cela "sera un échec", assure Fatih Birol, directeur de l’agence internationale de l’Energie (AIE).

Les engagements actuels des Etats induisent une hausse des températures de 2,7°C. Il reste encore beaucoup à faire pour descendre à 2°C. Nous avons besoin d’innovations technologiques pour rendre "les énergies bas carbone moins chères et plus efficaces", afin de faciliter leur diffusion.

"Depuis Copenhague en 2009, nous avons assisté à une baisse de 30 à 90 % des coûts de l’éolien et du solaire. Il faut continuer à réduire ces coûts, en particulier dans le stockage. Il n'a pas assez baissé pour réellement pénétrer le secteur automobile. Il faut engager de forts investissements en R&D pour développer une chimie de batteries à base d’éléments naturels abondants", plaide Ernest Moniz.

Ludovic Dupin

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