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COP21

COP 21 : La France veut réduire la dette écologique du monde développé à l'égard de l'Afrique

Manuel Moragues , , ,

Publié le

François Hollande s'est engagé lors de la deuxième journée de la COP 21 à engager 6 milliards d'euros entre 2016 et 2020 pour l'électrification de l'Afrique. 2 milliards supplémentaires seront consacrés au financement de projets d'énergie renouvelable sur le continent.

Pour cette deuxième journée de la COP21, François Hollande a mis en avant la "dette écologique que le monde, et en particulier le monde développé, doit régler au continent africain". Le Président français s'exprimait lors d'un mini-sommet qu'il présidait avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, et qui a réuni douze chefs d'Etats africains, la présidente de la commission de l’Union africaine ainsi que des représentants de plusieurs gouvernements et institutions internationales.

Sécheresse, désertification, insécurité alimentaire, migrations, pauvreté… Pointant que "l'Afrique subit les conséquences du changement climatique alors qu'elle n'en est pas responsable", François Hollande a aussi souligné la "multitude de projets" portés par le continent. Pour les financer, "il faut engager une mobilisation mondiale […] Cette mobilisation, c'est aussi celle de la France". Et le Président français d'annoncer que les financements français destinés à la lutte contre le changement climatique à l'échelle globale passeront de 3 à 5 milliards d'euros par an avec pour bénéficiaire principal l'Afrique.

10 gigawatts de capacités de production d'électricité renouvelables

Plus précisément, François Hollande a promis que la France consacrera 6 milliards d’euros entre 2016 et 2020 à l’électrification du continent. Alors que l'Union africaine a dressé une feuille de route qui prévoit d'installer 10 gigawatts supplémentaires de capacités de production d'électricité renouvelables, le chef de l'Etat s'est engagé à investir, via l'Agence française de développement, 2 milliards d'euros dans les projets de ce programme.

"Une conférence sur le climat, ce n'est pas simplement des textes, des formules, avec mêmes des obligations […], la conférence sur le climat cela doit être la mise en oeuvre immédiate d'actions permettant de donner un espoir aux peuples", a conclu, lyrique et pragmatique, François Hollande.

C'est probablement le pragmatisme que retiendront les nombreux industriels français qui se mobilisent pour participer à l'électrification de l'Afrique et au développement des énergies renouvelables sur le continent. Des dix start-up du collectif Up Afrique aux géants comme Schneider en passant par le développeur de parcs solaires Solairedirect (Engie) et par Engie, qui vient de s'allier avec Orange pour installer des mini-réseaux en Afrique, c'est toute la filière électrique française qui lorgne le continent.

Manuel Moragues

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