Coopératives agricoles : pour un rapport de force rééquilibré avec la distribution

Le 1er congrès de l’Alliance des coopératives agricoles (Acooa) ouvre ses portes ce mercredi 19 décembre. A cette occasion, Coop de France demande une meilleure application de la Loi de modernisation de l’économie (LME) notamment dans les secteurs en difficultés. Avant sa possible réforme au printemps 2013.

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Coopératives agricoles : pour un rapport de force rééquilibré avec la distribution

"Nous voulons rééquilibrer le poids des producteurs et des industriels face à la grande distribution, dans la formation des prix alimentaires", avait affirmé il y a quelques semaines Guillaume Garot. Le ministre de l’Agroalimentaire laissait alors entrevoir une révision prochaine de la Loi de modernisation de l’économie (LME) qui régit les négociations commerciales depuis 2008 entre distributeurs et industriels.

Mais après une table ronde sur la question, le 21 novembre 2012, réunissant les principaux représentants concernés, les discussions semblent interrompues, ou presque, selon la fédération des coopératives agricoles et agroalimentaires (Coop de France).

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"Nous attendons avec impatience le lancement des quatre groupes de travail prévus. Il y a urgence pour certains secteurs comme les productions animales", a insisté Philippe Mangin, le président Coop de France, à quelques jours du 1er congrès de l’Alliance des coopératives agricoles (Acooa) qui débute ce mercredi 19 décembre.

"On ne pourra pas attendre le mois de mai, date à laquelle les groupes de travail doivent rendre leurs propositions pour déboucher sur deux lois, une sur la consommation et une sur l’agriculture. Il faut des solutions urgentes avant la fin des négociations commerciales", a-t-il alerté.

Des hausses de tarifs demandées par les industriels

"Nous ne demandons pas une nouvelle LME. On demande juste une meilleure application, avec un vrai contenu dans les négociations commerciales et les contrats. Il faut que les accords entrent en vigueur en début d’année et pas en août comme le font certaines enseignes", a renchéri Rachel Blumel, directrice de la chaîne alimentaire durable à Coop de France, qui souhaite également "que les négociations sur les compensations de pertes de marges s’arrêtent".

Les industriels de l’agroalimentaire, parmi lesquels les coopératives, insistent depuis plusieurs semaines auprès de la grande distribution sur la nécessaire hausse de leurs tarifs, pointant l’aggravation de leurs problèmes financiers, notamment dans le porc.

Reste que les augmentations de prix réclamées par les industriels envers la distribution pourraient avoir aussi un effet pervers, en période de crise et de pouvoir d’achat limité. Michel-Edouard Leclerc avait récemment affirmé que si les hausses des prix en magasins étaient supérieures à 1 %, "il y avait un risque d’effondrement de la consommation".

Un argument que balaye Philippe Mangin : "Depuis quatre ans, l’évolution des prix des produits de grande consommation est resté stable. Nous sommes arrivés au bout de la logique de baisse du prix dans l’alimentation."

"Une DGCCRF renforcée"

En attendant la révision de la LME, Philippe Mangin a accueilli favorablement la promesse de Benoit Hamon, le ministre délégué à la Consommation, concernant le renforcement des missions de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

"Nous avons eu l’assurance que la DGCCRF serait plus efficace en 2013 grâce à des moyens supplémentaires. Son rôle de contrôle des accords commerciaux signés entre industriels et distributeurs devrait être accru", a souligné le président de Coop de France.

Adrien Cahuzac

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