Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Agro

Coop de France veut réformer la gouvernance des coopératives agricoles

Adeline Haverland , , ,

Publié le

Pour sa première intervention en tant que nouveau président de Coop de France, Dominique Chargé a déploré le manque de compétitivité de l'agroalimentaire français. Pour y rémedier, il prone une réforme de la gouvernance des coopératives agricoles. 

Coop de France veut réformer la gouvernance des coopératives agricoles
La fin des quotas contraint l'agriculture française à se réorganiser.
© Denis / Réa

Arrivé à la tête de Coop de France en décembre dernier, Dominique Chargé ne mâche pas ses mots. Le producteur de volailles, lui-même membre de la coopérative Terrena, est inquiet. "Depuis la fin des quotas dans tous les secteurs, nous sommes sur un marché ouvert et les chiffres montrent que la part de marché de l'agriculture et de l'agroalimentaire français ne fait que baisser", regrette le dirigeant. 

Entre 2015 et 2017, la France a perdu une place dans le classement des pays exportateurs de produits agroalimentaires et si la Ferme France reste le troisième contributeur à l'excédent budgétaire commercial de l'Hexagone, elle ne réalise plus que 8 milliards d'euros d'excédents contre 11 milliards il y a encore cinq ans.

 

Dominique Chargé, président de COOP de France

 

La gouvernance au service de la compétitivité

Les 2 400 coopératives agroalimentaires qui tapissent le territoire français ont leur part de responsabilité dans cette baisse. "Pendant longtemps, la coopérative était considérée par les adhérents comme un lieu où ils pouvaient déverser l'ensemble de leur production sans se préoccuper de la demande. Nous étions dans un modèle administré par les quotas, mais ce schéma n'est plus adapté au marché ouvert", précise le nouveau président de Coop de France. Dominique Chargé en est convaincu: "La gouvernance est l'un des leviers dont les coopératives disposent pour créer de la valeur." 

Bonnes pratiques

Pour répondre aux attentes des consommateurs, mais également de la nouvelle génération de producteurs, Dominique Chargé entend donc remettre la coopérative au centre des échanges "Il faut que la coopérative soit l'interface entre les attentes du marché en terme de qualité et de quantité et les producteurs. La coopérative doit mettre en adéquation les demandes des producteurs-adhérents et des consommateurs."

Pour cela, le nouveau président a mis un place un "guide de gouvernance". Le document, découpé en neuf chapitres, sera diffusé lors du salon de l'agriculture puis à l'ensemble des membres.

Pas de contraintes

Parmi les recommandations, on retrouve, en vrac: la mise en place du vote à bulletin secret pour certaines décisions, l'instauration d'une évaluation annuelle de l'organisation du conseil d'administration ainsi que des bonnes pratiques liées à la présence des femmes dans les instances par exemple. Problème : ce document ne sera pas contraignant. "Nous misons sur l'auto-contrôle et serons très attentifs quant à son application. Pour cela, le haut conseil de la coopérative agricole fera le point d'ici un an pour évaluer l'application des bonnes pratiques dans chaque coopérative" promet Dominique Chargé. 
 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle