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L'Usine Aéro

Contrôles renforcés à l'embarquement

Aurélie Barbaux , ,

Publié le

Dans la lutte antiterroriste du transport aérien, l'arrivée des scanners corporels avant l'embarquement anticipe celle d'autres technologies, qui devraient à terme converger dans des équipements plus intégrés. Depuis le 22 février, Roissy met en test le scanner corporel pour les passagers en partance pour les États-Unis. En attendant d'autres technologies...

Contrôles renforcés à l'embarquement © AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOI
En zone d'enregistrement L'identification multibiométrique LA VIDÉOSURVEILLANCE INTELLIGENTE Dans une file d'attente ou à l'enregistrement, les nouveaux algorithmes d'analyse d'image reconnaissent les visages d'individus identifiés comme dangereux ou repèrent des comportements suspects. Technologie Analyse d'image en temps réel Laboratoires CEA, IBM, Thales Maturité En R et D LA BORNE D'ENREGISTREMENT BIOMÉTRIQUE Lors de l'enregistrement électronique, les passagers sont invités à compléter des informations PNR (Passenger Name Record) de sécurité liées à leur voyage pendant qu'ils subissent une identification biométrique (faciale ou empreinte digitale), en parallèle du contrôle électronique du passeport, biométrique ou non. Un ticket peut être délivré pour accélérer ensuite le passage en douane. Technologie Biométrie sans contact Fournisseurs Sagem Sécurité Maturité En test en Australie et en Nouvelle-Zélande Avant l'embarquement Un couloir de sécurité bientôt intégré LE SAS D'IDENTIFICATION Trois types de capteurs, dont une caméra vidéo, permettent la reconnaissance biométrique des voyageurs et la vérification du nombre de bagages à main transportés. Un pré-enregistrement à la police des frontières est nécessaire. Technologie Biométrie, analyse d'image et systèmes d'information Fournisseurs Sagem Sécurité Maturité En test, à Paris notamment LE SCANNER CORPOREL Des murs ou des cabines numérisent un individu en 2D ou en 3D et détectent s'il porte des armes ou des explosifs à la surface du corps. Pour éviter tout voyeurisme, des logiciels redessinent les images des corps à nu, très détaillées, et ne présentent que les zones douteuses. Technologie Ondes millimétriques Fournisseurs L-3 Communications, American Science et Engineering (AS et E), Smiths Detection, Corporate Technologie Services, Maturité En déploiement depuis deux ans LE SCANNER DE BAGAGES Les bagages à main sont scannés aux rayons X. Des logiciels restituent en couleur les variations de densité et les zones de présence possible d'explosifs. Il existe aussi des versions dédiées aux chaussures. Technologie Rayons X Fournisseurs OSI Systems, Smiths Detection, AS et E, HTDS Maturité Solution éprouvée LA CABINE DE DÉTECTION CHIMIQUE Pour lever les doutes concernant un risque chimique, un jet d'air suffit à détecter, sans contact, d'éventuelles traces chimiques d'explosifs (RDX, PETN, Semtex, NG, TNT...) transportés par le passager. Technologie Spectrométrie de mobilité ionique (IMS) Fournisseurs AS et E Maturité Technologie émergente

C'est inéluctable. En mettant en oeuvre des technologies toujours plus sophistiquées, comme la biométrie, les scanners corporels à ondes millimétriques et tous les systèmes de détection NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique), les contrôles de sécurité antiterroriste avant l'embarquement dans un avion vont immanquablement rallonger la durée et le coût des procédures, évalué aujourd'hui à dix euros par passager à chaque vol. Car le « Smart corridor », à l'étude dans les laboratoires de Thales, sorte de couloir de sécurité intégrant un système vidéo de reconnaissance faciale, un scanner corporel pour visualiser les armes et un jet d'air permettant de détecter à la volée les traces d'explosifs ou de stupéfiants, sans arrêter la marche du passager, n'est pas pour demain. « Même aux Etats-Unis, ces technologies ne sont pas encore matures, surtout celles qui concernent les explosifs, », prévient Jacques Le Guillou, le sous-directeur de la sûreté et de la défense à la Direction générale de l'aviation civile.

SOLUTIONS MULTIMODALES

Pourtant, la tendance est bien à la convergence de toutes ces technologies. « Nous allons vers des solutions multimodales, alliant les systèmes d'intelligence et de détection pour traiter en cohérence les informations d'état civil, les données de la biométrie et le contrôle des bagages », prévient Bernard Didier, le directeur général adjoint, Technique et Stratégie, de Sagem Sécurité (Safran).

Des systèmes biométriques apparaissent ainsi dans les zones d'enregistrement, en Australie mais aussi à Paris, pour accélérer ensuite le passage aux frontières et améliorer l'échange des données sur les passagers entre compagnies aériennes et services nationaux d'immigration. Les technologies de vidéosurveillance intelligente, qui permettront de repérer dans la foule des individus suspects, sont, elles, encore au stade de la R et D : il leur faut dépasser les contraintes physiques d'angle de vue et d'éclairage, et mettre au point les méthodes d'analyse. Le système « Face on the Fly » de Sagem, qui reconstruit un visage en 3D, quel que soit le port de tête de l'utilisateur, grâce à un système de caméras synchronisées, n'en est par exemple qu'au stade de prototype. Des technologies qui intéressent autant les services de renseignement que ceux de l'immigration, pour repérer, dès la descente d'avion, les arrivants indésirables.


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