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L'Usine Aéro

[Analyse] Contre le CO2, l’aérien devra rompre avec ses habitudes

Olivier James , ,

Publié le

Si le transport aérien ne représente que 2 % des émissions mondiales de CO2, la croissance du trafic contraint le secteur à devoir trouver des solutions. A long terme, seules des ruptures technologiques et un mécanisme mondial contraignant pourront permettre d'infléchir la courbe.

[Analyse] Contre le CO2, l’aérien devra rompre avec ses habitudes
Le transport aérien doit évoluer pour réduire ses émissions de CO2.
© Mika Stetsovski - Flickr - C.C.

En matière de lutte contre les émissions de CO2, le transport aérien fait figure de passager clandestin. Contrairement à une grande partie de l’industrie, et à l’automobile en particulier, il n’est soumis à aucune réglementation internationale, libre comme l’air d’émettre du CO2 comme bon lui semble. Certes, le transport aérien, représentant 2 % des émissions mondiales, n’est pas le principal contributeur au réchauffement de la planète. Mais avec une croissance du trafic mondial de 4 à 5 % par an, sa part promet de s’envoler.

Le secteur n’est pas resté les bras ballants, sans doute poussé aussi par des motivations économiques, de moindre consommation de carburant allant de pair avec des gains de compétitivités accrus. Des accords au niveau de l’OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) prévoient une neutralité carbone à partir de 2020 puis une division par deux des émissions en 2050, par rapport à 2005. Pour y parvenir, l’industrie mise dans un premier temps sur la modernisation de la flotte par des avions moins énergivores, l’amélioration de la gestion du trafic aérien et le système CORSIA (Régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale) prévu pour 2021.

Vers une régulation mondialisée

En France, les dirigeants du Corac (Conseil pour la recherche aéronautique civile), qui tisse des liens entre l’Etat et l’industrie depuis dix ans, en ont bien conscience : ces leviers ne suffiront pas pour répondre aux objectifs de 2050. "Après 2030, nous devrons aller vers des configurations d’avions qui n’existent pas aujourd’hui", prévoit Stéphane Cueille, directeur R&T de Safran et président du comité de pilotage du Corac. Secteur conservateur s’il en est, l’aéronautique devra être en mesure de trouver des ruptures tout en maintenant ses exigences de sécurité.

Mais au-delà des technologies, seul un mécanisme international contraignant sera à même de réguler les émissions de tout le secteur de manière efficace. "La position européenne témoigne d'un fort alignement malgré la diversité des acteurs, assure Jean-Brice Dumont, directeur de l'ingénierie d'Airbus et membre du comité de pilotage du Corac. Je pense que l'on pourra imposer certains éléments de régulation dès lors que les roues d'un avion touche le sol européen." A défaut, les initiatives locales risquent de favoriser le phénomène de distorsion de concurrence.

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