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L'Usine Santé

Contre le cancer des enfants, Sanofi veut améliorer l’accès aux traitements

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Il ne développe pas d’anticancéreux pour les enfants. Mais le groupe pharmaceutique Sanofi agit par un autre biais : depuis dix ans, sa fondation soutient des projets pour donner les mêmes chances aux jeunes malades des pays pauvres.

Ce lundi 15 février, la Journée internationale du cancer de l’enfant sera l’occasion de mobiliser la communauté internationale sur cette cause souvent délaissée, longtemps oubliée par l’industrie pharmaceutique. Poussés par la réglementation en Europe et aux Etats-Unis et leurs innovations dans le domaine du cancer, certains laboratoires comme Roche ou BMS (voir notre grande enquête) se mobilisent désormais, afin de mieux connaître ces maladies et mettre au point des médicaments dédiés aux jeunes patients.

dans les pays pauvres, 10 à 20% de taux de survie

Mais les chances d’un petit malade restent encore bien inégales selon qu’il habite en Occident ou dans les pays à faibles ressources. Dans ces derniers vivent encore 80 % des 175 000 enfants et adolescents touchés par un cancer chaque année à travers le monde. Leur taux de survie ? De 10 à 20 %, contre 80% à cinq ans pour un enfant français… Le géant de la pharmacie hexagonal Sanofi s’est emparé du sujet par le biais de sa fondation d’entreprise, Sanofi Espoir. Depuis 2006, son programme My Child Matters a investi 8,5 millions d’euros pour favoriser l’accès au diagnostic et aux traitements des enfants des pays les plus pauvres.

200 000 euros par projet sur trois ans

Soient 45 projets menés dans 33 pays africains, asiatiques et latino-américains, financés durant trois ans à hauteur d’environ 200 000 euros chacun. Ils sont portés par des institutions, hôpitaux ou ONG, et sélectionnés et soutenus par un comité d’experts scientifiques partenaires : le St. Jude Children’s Research Hospital aux Etats-Unis, l’Union Internationale Contre le Cancer...

Les actions menées doivent être adaptées au contexte local géopolitique, sanitaire. Comme la mise en place entre 2009 et 2012 au Paraguay de soins de proximité, grâce à des "cliniques satellites". Pour réduire à zéro - objectif atteint selon la fondation - le nombre d’abandons de traitement chez les 400 enfants diagnostiqués chaque année dans le pays. Mais aussi former 4 904 médecins et 1 600 infirmières.

Autre initiative lancée en 2014, la création d’un diplôme de cancérologie pédiatrique entre la faculté de médecine de Rabat (Maroc) et celle de l’Université Paris-Sud, pour former chaque année une vingtaine de médecins venus de toute l’Afrique francophone. "Alors qu’il n’y avait pas d’unité de prise en charge des enfants atteints de cancers au Niger et en Centrafrique, elles vont pouvoir ouvrir cette année grâce aux médecins formés et le soutien d’ONG locales, françaises et marocaines, raconte Mhamed Harif, le président du Groupe Franco-Africain d’Oncologie Pédia­trique et le porteur du projet. Le principe est aussi que ces projets puissent se pérenniser dans le temps, sans l’aide de Sanofi Espoir."

Xavier Darcos aux commandes

Mais pourquoi ne pas aller un cran plus loin en échangeant avec la R&D de Sanofi, dont le traitement du cancer fait partie des nouvelles priorités, pour développer de nouveaux médicaments ? Ce n’est pas le but de la fondation qui est indépendante du groupe pharmaceutique, explique Anne Gagnepain-Lacheteau, la directrice médicale de Sanofi Espoir. "Notre priorité est de soutenir des projets sur le terrain visant à donner aux enfants du monde entier les mêmes chances d’avoir accès aux médicaments disponibles. Nous ne soutenons aucun projet de recherche."

Le concept a convaincu l’ancien ministre UMP Xavier Darcos. Il a récemment accepté, à la demande du président de Sanofi, Serge Weinberg, de prendre la présidence de Sanofi Espoir, une activité bénévole. Ses premiers voyages se tiendront fin février en Algérie, puis en Côte d’Ivoire, pour rencontrer des porteurs de projets et des autorités politiques. "Des quatre ministères pour lesquels j’ai exercé, c’est mon mandat de ministre de la Coopération (de 2004 à 2006, ndlr), qui m’a le plus marqué, affirme-t-il. On n’en sort jamais indemne."

Gaëlle Fleitour

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