Contre 1,3 milliard d'euros, Airbus fournira les futurs satellites météorologiques de l’Europe

Le groupe aéronautique et spatial Airbus a décroché le contrat de fabrication de 6 satellites pour un montant de 1,3 milliard d’euros. Ces satellites de nouvelle génération amélioreront la prévision du temps. Les sites de Toulouse et de Friedrichshafen se partagent l’essentiel de la charge industrielle.

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Contre 1,3 milliard d'euros, Airbus fournira les futurs satellites météorologiques de l’Europe

Le contrat de la décennie en matière de satellites ! Les dirigeants d’Airbus Defence & Space ne cachaient pas leur joie après la signature officielle du contrat le 16 octobre dernier pour un montant de 1,3 milliard d’euros par ses deux clients, l’agence spatiale européenne (ESA) et l’organisation européenne pour l’exploitation de satellites météorologiques (Eumetsat).

L’industriel livrera 6 satellites météorologiques de nouvelle génération (dits MetOp-SG), soit 3 paires de deux satellites complémentaires qui se relaieront durant 21 ans pour offrir des services de météo dès 2021. "Cela nous permettra d’obtenir des données météorologiques plus précises tout en gagnant une journée supplémentaire de prévision", se félicite Alain Ratier directeur général d’Eumetsat. Le dirigeant évalue le bénéfice socio-économique pour l’union européenne à 5 milliards d’euros par an notamment grâce à une meilleure prévision et anticipation des catastrophes naturelles qui conduira à une meilleure protection des individus, des biens et des infrastructures.

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La genèse du programme a été relativement courte. Les deux agences européennes ont commencé a travaillé ensemble en 2012, Eumetsat définissant le contenu de la mission météorologique, l’ESA se chargeant du développement des satellites. "La compétition a été dure mais limpide. L’offre du groupe Airbus était la plus compétitive sur le plan technique, financier et contractuel", explique-t-on du côté de l’agence spatiale européenne.

Le couple franco-allemand

Opposé au tandem Thales Alenia Space-OHB, Airbus Defence & Space a joué la carte franco-allemande. "Nos équipes de Toulouse et de Friedrichshafen ont fonctionné comme une seule et même entité. Nous avons mobilisé jusqu’à une cinquantaine de personnes pour bâtir notre proposition", explique Eric Béranger, directeur des programmes de Space Systems, filiale d'Airbus Defence & Space. Le constructeur s’est appuyé sur sa plateforme technique Astrobus qu’il considère comme "un couteau suisse" capable de s’adapter à un large spectre de missions satellitaires, comme les missions d’observation de la Terre (programme Spot) ou de météo .

Le site de Toulouse sera chargé de fabriquer les 3 satellites dits de la série A dotés d’instruments optiques et de sondeurs atmosphériques et Friedrichshafen les 3 complémentaires de la série B dotées d’instruments micro-ondes. Pour les sites industriels, cela correspond environ à une charge de travail de 10 ans pour 150 ingénieurs et techniciens.

UNE FACTURE TOTALE DE 4 MILLIARDS D'EUROS

La répartition de travail répond au principe du retour géographique : chaque pays récupère une charge industrielle correspondant à son investissement dans le programme. La France et l’Allemagne ont contribué à hauteur de 27% chacun. "Des industriels dans tous les pays membre de l’agence bénéficieront de ce programme", a toutefois précisé Jean-Jacques Dordain, directeur général de l’ESA. Ainsi Airbus travaillera avec une centaine de partenaires sous-traitants présents dans les différents pays membres de l’agence européenne en particulier l’Italie et l’Espagne .

Il est à noter qu’en fin de vie après 7 années de service environ, les satellites quitteront leur orbite pour se désintégrer durant leur rentrée atmosphérique. "Deux tiers du carburant emporté par les satellites permettra de les désorbiter", a expliqué Jean Jacques Dordain. Au total, la facture pour Eumetsat s’élève à environ 4 milliards d’euros. Outre l’achat des satellites, l’agence devra financer des infrastructures au sol, payer les lanceurs, exploiter les satellites, et traiter les données durant plus de 20 ans…

Hassan Meddah

Hassan Meddah Journaliste défense, spatial et cybersécurité

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