Quelle place pour les renouvelables dans le contrat de filière Industriels de la Mer

Le comité de filière Industriels de la mer a signé son contrat d’objectifs. Il doit conduire à la création de 10 000 emplois et porter de 30 à 33 milliards d’euros le chiffre d’affaires annuel du secteur d’ici à trois ans.

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Quelle place pour les renouvelables dans le contrat de filière Industriels de la Mer
Le syndicat des énergies renouvelables compte sur les transfert de compétences entre l'oil & gas et l'éolien en mer.

Le comité stratégique de filière Industriels de la mer a signé son contrat de deux ans avec l’État, lundi 29 octobre. Il doit permettre à ses quatre composantes que sont l’industrie navale, les énergies marines renouvelables, les industries et services nautiques et l’offshore, de créer 10 000 emplois et d’augmenter de trois milliards le chiffre d’affaires d’ici à trois ans. Cette large filière emploie

aujourd’hui environ 115 000 personnes en France et réalise en moyenne 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 60% à l’export.

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Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, présidera le comité stratégique de la filière Industriels de la Mer, aux côtés d’Elisabeth Borne, ministre des Transports et d’Hervé Guillou, PDG de naval Group (ex. DCNS). Il fédère Gican (Groupement des industries de construction et activités Navales), Evolen (entreprises du pétrole, gaz et nouvelles énergies), le SER (syndicats des énergies renouvelables) et la FIN (Fédération des industries nautiques).

Booster les PME de la filière

Le contrat comprend douze engagements liés à quatre projets transversaux : être un acteur de la transition écologique, utiliser le numérique sur toute la chaîne de valeur, accompagner les besoins en compétences et gagner la bataille de l’export. "Les énergies renouvelables sont principalement concernées par trois de ces projets", explique Alexandre Roesch, délégué général du SER. Sur la transition écologique, le contrat prévoit un guichet unique pour le financement des projets de R1. "Il permettra de mieux aligner les projets de recherche sur les besoins industriels", observe le délégué général du SER. Un point important notamment pour la filière de l’éolien flottant, dans laquelle la France a un cran d’avance mais qui reste émergente.

Le SER compte aussi beaucoup sur le projet Compétence, pour favoriser le transfert d’expertise entre les entreprises de oil & gas et celle des énergies marines, comme l’éolien ou l’hydrolienne en mer. Le projet Export devrait quant à lui favoriser le soutien des grands groupes au PME qui souhaitent exporter. De la plateforme numérique, que la filière entend déployer pour assurer une meilleure gestion des approvisionnements et de créer un espace d’échange de données sécurisé intra filière, le SER n’attend pas grand-chose.

En attendant le contrat de filière "Nouveaux systèmes énergétiques"

Le syndicat mise en revanche beaucoup sur un autre comité stratégique de filière en cours de constitution lancé cet été : le comité de filière "Nouveaux systèmes énergétiques", présidé par isabelle Kocher, la directrice générale du groupe Engie. Quatre groupes de travail consacrés aux énergies renouvelables, au stockage, aux réseaux intelligents et à l’efficacité énergétique, planchent sur un contrat de filière qui doit être signé fin 2018 ou 2019. Et là, les filières prioritaires devraient être l’éolien en mer et la méthanisation.

Aurélie Barbaux Grand reporter Énergie & industrie durable
Aurélie Barbaux

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