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Continental Clairoix : les licenciements des "Conti" invalidés par les prud'hommes

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Publié le , mis à jour le 30/08/2013 À 10H01

Le conseil des prud'hommes de Compiègne a invalidé ce vendredi 30 août le licenciement de près de 700 anciens salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise) pour défaut de motif économique, ont annoncé leurs avocats à Compiègne.

Continental Clairoix : les licenciements des Conti invalidés par les prud'hommes © S.Sindeu

"Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de leurs obligations de reclassement", a expliqué ce vendredi 30 août Me Alexandra Soumeire aux quelque 200 anciens salariés de Continental Clairoix (Oise) réunis devant le conseil des prud'hommes de Compiègne, qui a donc invalidé le licenciement de près de 700 anciens salariés de l'usine.

La maison-mère jugée responsable

Le conseil des prud'hommes a également estimé que Continental n'avait pas respecté un accord de 2007 sur le temps de travail qui prévoyait un retour aux 40 heures hebdomadaires, contre des assurances sur le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012. La société mère allemande, en tant co-employeur, a outre été jugée responsable des licenciements.

Après un conflit social entamé au printemps 2009, l'équipementier avait fermé son usine de Clairoix début 2010. Le groupe a toujours affirmé que la fermeture de l'usine de Clairoix était inéluctable, invoquant la crise qui a frappé dès 2008 la filière automobile et une surcapacité de production de millions de pneus.

Les anciens salariés et leurs avocats estimaient pour leur part que le fabricant de pneus s'était servi de la crise comme d'un "effet d'aubaine" pour licencier.

"Une victoire au goût très amer" pour Xavier Mathieu

Malgré cette victoire, le représentant CGT Xavier Mathieu n'a pas caché son amertume ce matin sur France Info. "Ca fait du bien au moral, même si (...) on aurait préféré que notre usine soit toujours là", a-t-il confié.

Le leader charismatique des "Conti" avait en effet exprimé le souhait d'une loi qui "donne la possibilité aux salariés de contester les raisons économiques de leur licenciement avant d'être licenciés et pas après".

En attendant la confirmation par les prud'hommes de la décision du tribunal administratif, Xavier Mathieu avait ainsi relativisé la portée de cette décision : "quel que soit le résultat, il y aura un appel de toute façon".

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1 commentaire

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30/08/2013 - 11h17 -

Ils ont eu droit en sus à la crémière ?

Quelle différence avec les PME, dont les licenciements ne sont pas assortis de ces sommes substantielles !
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