"Consensus productif" autour des métiers de demain à la conférence sociale

La table ronde de la conférence sociale consacrée aux filières et emplois de demain a brassé une longue liste d’attentes et de propositions pour renforcer le rôle des filières et mieux anticiper les besoins en compétences des entreprises.

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Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, clôturant vendredi 21 juin la conférence sociale au Palais d’Iéna, donne rendez-vous au premier trimestre 2014 pour une "réflexion commune entre l’Etat, les régions et les partenaires sociaux sur les métiers et compétences de demain", à l’occasion d’un rapport sur les métiers du futur.

Une réponse aux multiples attentes qui se sont manifestées lors de la table ronde consacrée aux filières de demain. "On s’est retrouvé avec un cageot de propositions, dans cette table ronde ! s’amuse Jean-Luc Placet, président du Syntec et représentant du Medef. Le plus dur sera d’en faire la synthèse ou d’en sélectionner quelques-unes !"

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Quelques idées ont émergé : "Nous avons identifié des briques transversales, utiles à toutes les filières, précise Frédéric Grivot, représentant de la CGPME, comme le rapprochement entreprises/universités, les formations permettant de passer d’une branche à l’autre…" Moins consensuel : le rôle à donner aux entreprises pour orienter la politique éducative. "Est-ce vraiment aux entreprises de former, dans un territoire, pour leurs besoins ?" s’interroge un syndicaliste Force ouvrière. La CGT a réclamé une Gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) au niveau des filières, entreprises et sous-traitants, et des territoires. "Et une évaluation du choc démographique qui se prépare dans le secteur industriel", avance Mohammed Oussedik, représentant de la CGT dans cette table ronde.

"On a enterré les guerres de religion"

Globalement, les consensus ont été nettement plus importants que les sujets de friction. "On a enterré les guerres de religion" sur la politique industrielle, s’est réjoui vendredi après-midi, l’économiste Jean Pisani-Ferry, rapporteur de la table ronde de la conférence sociale consacrée aux filières et emplois de demain. Pas de guerre entre grands groupes et PME, entre vieilles et nouvelles industries… "Tout le monde a une conscience aiguë du caractère vital du redressement productif, et le sens de l’urgence a présidé cette discussion", a-t-il conclu, évoquant "un nouveau consensus productif" dans les rangs des partenaires sociaux.

Consensus autour de la question des filières, qu’il ne faut pas considérer comme des silos étanches, a précisé le rapporteur, mais comme des lieux de concertation et de coopération. A renforcer, à développer, à "nourrir" en compétences. "Même sur la politique énergétique, souligne Mohammed Oussedik, en tout cas avec cette partie-là du gouvernement, nous étions dans le consensus." C’est Arnaud Montebourg qui présidait cette table ronde, prolongement de celle consacrée l’an dernier au redressement productif. Jean-Marc Ayrault a d’ailleurs cité la transition énergétique comme "l’enjeu majeur". Même satisfaction côté patronal. "On s’oppose sur les retraites, mais on est d’accord sur tout le reste", juge Jean-Luc Placet. Pour qui "il a autant été question d’emploi et de formation que dans l’autre table ronde, celle qui était consacrée à ces deux thèmes".

Cécile Maillard

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