Consensus au G20 pour limiter les risques bancaires, dit Fillon

PARIS (Reuters) - Il y a consensus entre les pays du G20 pour éviter les comportements à risque des banques, même si tous ne sont pas sont d'accord sur l'idée d'une taxe mondiale, estime le Premier ministre français, François Fillon.

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L'éventuelle création de cette taxe bancaire, à laquelle le Canada s'oppose, a été abordée par le Premier ministre canadien Stephen Harper lors de sa visite à Paris, où il a été successivement reçu par le président Nicolas Sarkozy à l'Elysée, puis par François Fillon.

"Le président a expliqué qu'il était important que le G20 puisse permettre de définir un cadre de principes communs pour les pays qui souhaitent aller de l'avant" mais qu'il "n'était pas question que tout le monde fasse la même chose", a-t-on rapporté à ce sujet dans l'entourage du chef de l'Etat français.

Selon François Fillon, "il y a un très large consensus entre nous au sein du G20 sur l'objectif : éviter les comportements à risque des banques" même si le principe d'une taxe "ne fait pas l'unanimité au sein du G20, n'est pas consensuelle au plan international".

"Rien n'empêche d'en discuter ensemble, de rapprocher nos points de vue, de trouver des principes forts qui permettent d'aboutir aux résultats qu'on s'est fixés", a-t-il dit lors d'une conférence de presse aux côtés de son homologue à Matignon.

Il s'est dit "très confiant" sur le fait que le sommet du G20 des 26 et 27 juin prochains à Toronto "permettra de faire des progrès dans cette direction parce qu'au fond, on a les mêmes objectifs".

"C'est simplement une question de moyens mis en cause au regard de systèmes bancaires qui sont différents", a-t-il souligné.

PRINCIPE COMMUN

Contrairement à d'autres pays, le Canada n'a pas dû voler au secours de ses établissements bancaires lors de la crise financière, et il ne veut pas voir ses propres banques être imposées, comme le souhaitent d'autres pays comme la France.

"On cherche à trouver une entente sur cette question", a souligné Stephen Harper devant la presse.

"Même si les pays font des choses différentes, on peut reconnaître un principe en commun qui est que les risques sont pris par les institutions bancaires elles-mêmes et pas par les contribuables", a-t-il ajouté.

Pour François Fillon, "taxer les activités risquées des banques" serait une manière de "dissuader les banques de les pratiquer".

"C'est une question de confiance de nos concitoyens dans le secteur bancaire. C'est une question de stabilité de nos économies", a-t-il souligné.

"C'est une question d'ordre démocratique parce que nos opinons publiques ne comprendraient pas qu'après avoir été sauvés, les établissements financiers reviennent comme si de rien n'était aux mêmes pratiques qui nous ont conduit au bord du gouffre", a ajouté le Premier ministre français.

A trois semaines du sommet de Toronto, les ministres des Finances du G20 réunis à Busan, en Corée du Sud, ont également abordé vendredi la question d'une taxe internationale.

Le ministre canadien, Jim Flaherty, a déclaré qu'il n'avait constaté aucun signe d'accord au sein du G20 sur cette question.

Elizabeth Pineau, avec Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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