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Conseil exécutif sous haute tension au Medef

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Alors que le comité des statuts du Medef va rendre son avis, Laurence Parisot joue ce lundi matin son va-tout pour se maintenir à la présidence de l’organisation patronale. Décryptage de la méthode et des enjeux.

Conseil exécutif sous haute tension au Medef © Fanny/Réa

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Ce 18 mars le Medef réunit les membres de son conseil exécutif. Cette réunion mensuelle ne traitera pas du "business as usual" puisque à l’ordre du jour figure la présentation de l’avis du comité des statuts. Saisi il y a un peu plus de deux mois par Laurence Parisot, ce comité doit se prononcer sur la durée des mandats du président du Medef que la présidente en exercice a subitement trouvé bancale, alors qu’elle devait rendre son tablier en juillet. Depuis cette saisine du comité des statuts, Laurence Parisot a déclaré dans une interview au Monde "espérer pouvoir être candidate". Ce qui semblait là encore incompatible avec les statuts puisque le patron des patrons ne peut faire plus de deux mandats.

En fin de semaine dernière, la plus grande inconnue régnait parmi les membres du conseil exécutif sur la nature des propositions que pouvaient émettre le comité des statuts.

A priori, un conseil exécutif exceptionnel a été annoncé pour le 28 mars. Pourquoi un autre conseil, pourquoi ne pas se prononcer directement demain ?  La vraie question aux espérances exprimées par Laurence Parisot est pourtant simple : un troisième mandat est-il possible. En réalité, comme l’explique anonymement un des membres du conseil exécutif "il est possible que la proposition du comité des statuts soit plus complexe, voire plus tordue et ne puisse être simplement résolue par un vote binaire, ce qui impliquerait de consulter les mandants". De plus depuis quelques jours, la question d’un vote à bulletin secret ou à main levée fait l’objet de débat.

La présidente espère de son côté mettre à profit cette dizaine de jours pour faire évoluer les positions. De grandes fédérations comme l’UIMM  et certains candidats déjà déclarés comme Pierre Gattaz se sont déjà exprimées contre un changement de statuts, mais si d’autres se rangeaient publiquement à une position de Laurence Parisot, cette dernière pourrait agiter le spectre d’une division patronale qui favoriserait le statu quo. Et pourquoi pas sa prolongation. Un quitte ou double peu probable mais le patronat ne déteste rien tant qu’étaler ses divisions.

Anne-Sophie Bellaiche

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