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Conseil en technologie : Altran intensifie les réductions de coûts

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En butte à un fort ralentissement de son activité dans les secteurs de l'automobile et du conseil en management, Altran (18 000 collaborateurs) envisage de réduire encore ses coûts. Y compris via du chômage partiel, ce qui ne sera pas une mince affaire se

Conseil en technologie : Altran intensifie les réductions de coûts

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Tout irait nettement mieux sans l'automobile et le conseil en management. C'est en substance le message qu'a fait passer ce matin Yves de Chaisemartin, PDG d'Altran, en présentant les résultats financiers de son groupe pour le premier trimestre 2009. Le chiffre d'affaires du groupe Altran dans le monde s'élève à 371,4 millions d'euros ce trimestre, contre 408,5 millions à la même période un an plus tôt. Dans le détail, les ventes sont en recul de 4,9 % sans l'activité de « management consulting », et de « 8,2% en comprenant cette activité. » En France, « le secteur automobile explique pratiquement exclusivement la baisse d'activité », a ajouté Yves de Chaisemartin, en soulignant que le chiffre d'affaires hexagonal (169,5 millions d'euros) est « en baisse de 6,9% par rapport au premier trimestre 2008. »

Effectifs légèrement réduits

Se targuant de « n'être pas resté inactif » devant cette situation de crise (les effectifs ont été réduits de 492 salariés, dont 452 consultants, durant les trois derniers mois), le PDG d'Altran s'est dit plus que jamais « déterminé » à s'y adapter, notamment « en accélérant la mobilité » et « les mesures de réduction d'effectifs » par l'intermédiaire de « plans de chômage partiel » ou de « plans de départs volontaires. »

Toutefois, cela ne se fera pas sans difficultés. Selon Karine Leverger, déléguée général de Syntec Ingénierie (la chambre syndicale des sociétés d'ingénierie), « ce qui est possible pour l'ingénierie est actuellement plus compliqué pour l'informatique » (où les intercontrats sont la norme). Un point de vue relayé par un représentant syndical CGT qui rappelle que le premier plan de chômage partiel du groupe se limite à son activité conseil en management et à une cinquantaine de collaborateurs de l'une de ses filiales seulement (à savoir Arthur D. Little). « Les textes tels qu'ils existent actuellement ne peuvent s'appliquer à l'essentiel des activités d'Altran dans les services informatiques », martèle-t-il.

Chômage partiel ?

Reste donc à voir si Altran aura la possibilité d'utiliser plus largement des mesures de chômage partiel dans les mois à venir. C'est l'objet de discussions en cours entre syndicats et organisations patronales relatives à la mise en place d'un accord de branche sur le chômage partiel dans les sociétés d'ingénierie et de services informatiques. Des discussions qui ont été interrompues le 22 avril et devraient reprendre dès le 5 mai selon Karine Leverger. L'enjeu : trouver un terrain d'entente entre Syntec (qui souhaite ouvrir l'accord à tous les domaines de la branche impactés par la crise économique actuelle), et les syndicats (qui exigent « d'en limiter le champ au secteur automobile »). Et ce ne sera pas simple.

Christophe Dutheil

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