Conjoncture au Maroc : stagnation en vue des investissements pour 64 % des entreprises

Selon l'enquête trimestrielle de conjoncture de Bank Al Maghrib, près des deux-tiers des entreprises marocaines prévoient une stagnation de leurs dépenses d'investissements au premier trimestre. Elles sont par ailleurs une majorité à qualifier de "normal" le climat des affaires au cours du quatrième trimestre 2014.

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Conjoncture au Maroc : stagnation en vue des investissements pour 64 % des entreprises
64% des industriels de ce pays s'attendraient à voir leurs dépenses d'investissement stagner au cours du premier trimestre 2015 selon une enquête d'opinions réalisée par Bank Al Mahgrib

Pas de miracle. Malgré la hausse attendue du rythme de croissance au Maroc cette année, 64% des entreprises s'attendraient à voir leurs dépenses d'investissement stagner au cours du premier trimestre 2015 et seulement 20% augmenter.

Les patrons marocains qualifient, par ailleurs, à 68% le climat des affaires comme "normal" (28% de "défavorable" et 8% de "favorable"). C'est ce qui ressort des résultats trimestriels de l’enquête mensuelle de conjoncture de Bank Al Maghrib, la banque centrale marocaine publiée le 23 janvier et portant sur le quatrième trimestre 2014.

Quant aux coûts unitaires de production, ils seraient restés inchangés selon 59% des industriels sur la période et auraient augmenté selon 21% d'entre eux.

Les entreprises sont deux-tiers (65%) à avoir déclaré un accès au financement bancaire "normal" avec un coût du crédit qui aurait "stagné" pour 84% d'entre elles au quatrième trimestre.

A noter que pour financer leurs seules dépenses d'investissement, 55% des entreprises déclarent avoir eu recours à l'autofinancement contre 44% à avoir bénéficié de crédits bancaires.

Dans une autre enquête mensuelle de conjoncture distincte portant sur l'industrie publiée le 21 janvier, Bank Al Maghrib note une stagnation de la production industrielle liée surtout au recul dans les industries chimiques et parachimiques.

En revanche indique BAM "toutes les autres branches d'activités auraient enregistré une amélioration de la production."

Selon cette enquête, le taux d'utilisation des capacités durant le mois de décembre 2014 aurait "accusé un repli de 4 points de pourcentage à 65%" résultant surtout de la faiblesse de ces activités "chimiques et parachimiques"

Pour le trimestre en cours, les industriels s'attendraient globalement à "une hausse aussi bien de la production que des ventes".

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