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Conférence sociale : le patronat sera bien là... mais sous pression désormais

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Analyse Le patronat se rendra bien à la conférence sociale des 7 et 8 juillet. Soutenu dans ses demandes par le gouvernement, il devra faire la preuve que, s’il sait recevoir, il peut également donner. Et tous les syndicats, y compris les plus réformistes, l’attendent désormais au tournant.

Conférence sociale : le patronat sera bien là... mais sous pression désormais © Olivier Clément

Après les menaces de boycott du Medef et de la CGPME, le gouvernement n’a pas pris le risque, même hypothétique, d’une chaise vide du patronat lors de la grand-messe de la conférence sociale des 7 et 8 juillet prochain.

L’absence d’un des acteurs aurait fait mauvais genre pour un événement dont le principal objet est de réunir les partenaires et de célébrer le potentiel du dialogue social. Le Premier ministre a donc proposé, le 2 juillet, des aménagements sur des questions qui crispaient les dirigeants d’entreprises, comme la pénibilité et les temps partiel de 24 heures.

le patronat ne montre pas une envie folle de dialogue

L’Union professionnelle artisanale (UPA) a salué la "poursuite de la concertation" sur ces deux sujets, la CGPME a, dans la foulée, acté sa présence, et le Medef communiquera sa décision officielle après son conseil exécutif du 4 juillet, mais l’hypothèse de son absence est désormais levée.

Est-ce une victoire pour le patronat ? A court terme, c’est indéniable. Mais la conséquence est qu’il va se retrouver à la conférence sociale face à des syndicats qui ont le sentiment que seuls les chefs d’entreprises sont écoutés. Le patronat devra prouver qu’il peut apporter autre chose dans le débat que des réclamations.

En ayant pris en otage ce rendez-vous, où un certain nombre d'organisations syndicales se rendaient déjà sans conviction, il offusque ses partenaires et ne démontre pas une folle envie de dialogue. Il va devoir ramer pour convaincre qu’il ne remet pas en cause le concept de pénibilité sur le fond, mais les modalités de son application.

Avenue Bosquet, on explique déjà qu’il n’y a pas de report mais un aménagement pragmatique pour 2015. La CFDT ne l’entend pas ainsi et son secrétaire général, Laurent Berger, a déjà accusé le Premier ministre de "rupture du dialogue social".

pression sur les épaules du patronat

Le patronat s’est mis dans une situation délicate avec le seul syndicat de poids qui est vraiment prêt à faire avancer les relations sociales dans ce pays. La CFDT va demander des engagements fermes et concrets, se montrer moins souple et plus suspicieuse sur le calendrier de négociations que réclame le patronat. Car la CFDT doute.

Laurent Berger le rappelait dans les colonnes de L'Usine Nouvelle cette semaine : "Le Medef connaît une bataille, en son sein, sur la place à accorder au dialogue social. Faut-il le rejeter ? Est-ce un mal nécessaire ? Un outil de performance économique et sociale ? Si le patronat ne considère pas le dialogue social comme une opportunité de performance, il fera une erreur historique".

Seule la branche de la métallurgie lui semble à peu près digne de confiance en partageant ses vues. Le gouvernement a cédé. Désormais la pression est sur les épaules du patronat.

Anne-Sophie Bellaiche

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