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L'Usine de l'Energie

Conférence environnementale : le Medef en ordre de bataille mais en infériorité numérique

Ludovic Dupin ,

Publié le

Lors de la conférence environnementale, le Medef représentera une bonne part des producteurs et gros consommateurs d’énergie. Face aux ONG, l’organisation patronale veut rappeler la nécessité d’un choc de compétitivité et réhabiliter la notion de progrès.

Conférence environnementale : le Medef en ordre de bataille mais en infériorité numérique © Luc Pérenom - Usine Nouvelle

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Les entreprises citées

Si l’on en croit Laurence Parisot, la présidente du Medef, la conférence environnementale des 14 et 15 septembre est un enjeu majeur pour "l’économie, l’indépendance et la géopolitique de la France". Elle est d’ailleurs très satisfaite que le sujet de la compétitivité des entreprises soit une préoccupation partagé par le Président de la République et les partenaires sociaux.

Mais elle se dit aussi "choquée" que les grands patrons industriels, à commencer par les grands énergéticiens, ne soient pas invités à la conférence. "Je n’ai jamais eu autant le sentiment d’être le porte-parole de l’économie française", explique-t-elle. A ses yeux, le combat est déséquilibré. A la table ronde sur l’efficacité énergétique, il y aura huit représentants du Medef face à trente-trois représentants des ONG. Une "situation invraisemblable", juge-t-elle. Les patrons n’ont pas été invités car leur présence aurait été ressenti comme un "conflit d’intérêt et que d’aucuns jugent que leur parole ne mérite pas d’être entendue, regrette la patronne des patrons. Pourtant leur stratégie est intéressante. Total mise sur le solaire [NLDR : le groupe a racheté l’américain SunPower]. Cela aurait été bien d’entendre Christophe de Margerie sur ce sujet."

Compétivité peut rimer avec développement durable

Pour autant, le Medef est bien décidé à se faire entendre. Jean-Pierre Clamadieu, PDG de Solvay et représentant de l’organisation patronale à la conférence, défendra la compétitivité des entreprises et sa compatibilité  avec l’exigence de développement durable. "Les décisions à prendre ne doivent pas concerner 2013 ou 2015 mais 2030 et elles nous engageront jusqu’en 2050", explique-t-il. Autre sujet majeur : la place de l’expertise scientifique. "Nous sommes trop dans la gestion de l’urgence médiatique. Des décisions sont prises sans analyse scientifique, technique ou économique. Il faut réfléchir à comment développer en France une expertise scientifique et technique de qualité", asssure-t-il.

Cette question de l’analyse scientifique agite beaucoup le Medef à la veille de la conférence. Laurence Parisot estime que "le principe de précaution a introduit une confusion dans l’esprit des Français. C’est comme si la France ne croyait plus au progrès. C’est pourtant le progrès qui a fait de la France ce qu’elle est. La loi de 2011 sur le gaz de schiste n’a pas seulement interdit la fracturation hydraulique, elle a interdit le débat". Le Medef regrette aussi que les experts issus de l’industrie soient systématiquement décribilisés.
Le sujet des gaz de schiste cristallise à lui seul cette problématique. Il sera réellement le terrain d’affrontement des industriels et des ONG. Jean-Pierre Clamadieu rappelle qu’aux Etats-Unis "les gaz de schiste ont provoqué un choc de compétitivité. On ne peut pas accepter que l’Europe devienne une région plus chère pour l’énergie que les Etats-Unis".

Selon le Medef, l’exploitation des gaz de schiste en France permettrait de faire émerger des leaders mondiaux avec Vallourec pour les tubes, Veolia pour la gestion de l’eau, Saint-Gobain pour des éléments des fluides de fracturations… Pas sûr que cet argument touche les anti-gaz de schiste dans une conférence où les industriels n’ont pas voix au chapitre…

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