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ConcurrenceSÉVÈRE BATAILLE DE STANDARDS DANS LA TÉLÉPHONIE MOBILENokia, Ericsson et NTT-DoCoMo plafonnent le coût de leur technologie 3G pour la rendre plus compétitive.

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Concurrence

SÉVÈRE BATAILLE DE STANDARDS DANS LA TÉLÉPHONIE MOBILE

Nokia, Ericsson et NTT-DoCoMo plafonnent le coût de leur technologie 3G pour la rendre plus compétitive.



Vers quel standard de téléphonie 3G basculera la Chine ? Avec 5 millions d'abonnés mobiles supplémentaires chaque mois, le choix de ce pays sera déterminant pour toute l'industrie de la téléphonie mobile. Aujour-d'hui, les fabricants européens et japonais soutiennent la technologie W-CDMA (sur lequel l'UMTS est basé) tandis que l'américain Qualcomm pousse le CDMA2000. " Pour le moment, le gouvernement chinois n'a pas encore tranché ", explique un porte-parole d'Ericsson. Mais un des facteurs clés de la décision sera le niveau de royalties exigé par les différents détenteurs de brevets de ces technologies. D'où l'initiative des partisans du W-CDMA. Le 6 novembre, Nokia, Ericsson, Siemens, et NTT DocoMo (appuyé par Fujitsu, Matsushita, Mitsubishi, et Sony) se sont mis d'accords pour plafonner à moins de 10 % le taux cumulé de royalties applicables à des sociétés tierces. " Ensembles nous disposons d'environ 65 % des brevets W-CDMA ", explique Martin Kroll, vice-président en charge des questions liées aux droits de la propriété intellectuelle chez Siemens. Agressif, Nokia, table sur un taux proche de 5 %, c'est-à-dire comparable à celui pratiqué pour le GSM. Afin de s'assurer de la vente de la technologie. " Avec des royalties élevées, on lamine les marges des acheteurs des brevets et on finit par retarder voir tuer le développement de sa technologie ", explique un expert en brevets de téléphonie mobile.

Pronostic difficile

Dans le même temps, Nokia, Ericsson Siemens et NTT DoCoMo cherchent à répondre aux informations propagées par leur concurrent Qualcomm. Selon ce dernier, le grand nombre de détenteurs de brevets W-CDMA (plus de 100 sociétés contre uniquement 20 pour le GSM) rend difficile l'évaluation du coût de la technologie. " C'est faux. Le taux ne sera pas plus élevé que celui des autres technologies 3G ", réplique Martin Kroll.

Entre les deux camps, difficile de dire qui l'emportera. Mais la marge de manoeuvre de Qualcomm paraît plus limitée. Du fait de son modèle économique, l'américain n'a pas intérêt à un écroulement du niveau des royalties. Car contrairement à ses concurrents, la société ne vit que de la vente de brevets. Pour autant, d'autres nord-américains comme Lucent, Nortel et Motorola, n'ont pas rejoint l'initiative menée par Nokia. Elles restent positionnées sur les marchés du W-CDMA et du CDMA2000. A défaut de pouvoir prédire qui va s'imposer.



Deux camps s'affrontent

Nokia et Ericsson détiennent à eux deux plus de 50 % des brevets W-CDMA.

L'américain Qualcomm détient l'essentiel des brevets CDMA2000.
 

 

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