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Complémentaire santé pour tous en 2016

Cécile Maillard ,

Publié le

Plusieurs millions de salariés vont gagner en pouvoir d’achat avec la complémentaire santé que leur employeur doit leur proposer dès le 1er?janvier.

Complémentaire santé pour tous en 2016
Patrick Pierron, le représentant de la CFDT, lors de la négociation entre les syndicats et le Medef sur la sécurisation de l’emploi, en janvier 2013.

A partir du 1er?janvier 2016, tous les salariés devraient être couverts par une complémentaire santé d’entreprise, comme l’ont voulu, en 2013, les partenaires sociaux. À cette époque, on estimait que 25 % des entreprises de 1 à 50 salariés et 16 % des PME de plus de 50 salariés n’étaient pas couvertes. Pour les 5 millions de salariés concernés, il ne s’agit pas d’une augmentation de rémunération, mais d’un véritable gain de pouvoir d’achat. Leur employeur sera obligé de prendre en charge la moitié de la cotisation du régime collectif choisi, lequel devra couvrir un panier de soins minimal. On sait déjà que certaines entreprises ne seront pas prêtes avant la fin du premier trimestre 2016.

Pour venir en aide aux petites entreprises, une soixantaine de branches professionnelles ont signé un accord sur ce sujet en 2015. Elles n’ont pas le droit d’imposer un organisme à leurs adhérents, mais peuvent négocier des contrats à des prix intéressants avec quelques organismes. Elles peuvent aussi imposer aux entreprises des prestations minimales, en général légèrement au-dessus du panier de base. La métallurgie a choisi de labelliser des offres. Pour ne pas voir les dépenses de santé s’envoler, une loi impose aux entreprises des contrats « responsables », dans lesquels remboursements d’optique et dépassements d’honoraires sont plafonnés. « Cette mesure tire les garanties vers le bas », regrette Damien Vieillard-Baron, le président de Gerep, une société de courtage en protection sociale. Il a remarqué que, dans les entreprises, « les salariés poussent pour avoir une meilleure couverture que celle prévue par la branche, mais aussi pour ne pas rendre obligatoire l’adhésion de ceux qui sont couverts par leur conjoint ou préfèrent garder leur mutuelle individuelle ». Selon lui, « le nombre de nouveaux salariés couverts grâce à la généralisation sera donc marginal ». 

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