Compétitivité : non, la spirale infernale n'est pas brisée monsieur le Président !

En soufflant la première bougie des 34 plans de la Nouvelle France Industrielle, François Holllande a assuré que la France avait brisé la spirale infernale de la perte de compétitivité. Vraiment ?

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Compétitivité : non, la spirale infernale n'est pas brisée monsieur le Président !
François Hollande a fêté les 1 an des 34 plans de la Nouvelle France industrielle en faisant encore de la méthode Coué.

Un classement ne fait pas le printemps de la compétitivité. N'en déplaise à notre Président -qui fêtait ce 9 septembre le premier anniversaire des 34 plans de la Nouvelle France industrielle-, ce n'est pas parce que la France stagne dans le « ranking » réalisé par le World Economic Forum (organisateur du Forum de Davos) qu'elle a réussi à briser la spirale infernale de la perte de compétitivité. Il se trompe donc quand il affirme : « nous avons cassé la spirale infernale de la dégradation de la compétitivité de l'économie française et nous avons maintenant engagé la marche en avant. » Certes nous ne perdons plus de place mais nous nous maintenons à une médiocre 23ème place, loin de nos voisins d'Europe du Nord et derrière des pays comme la Malaisie ou le Qatar. Pas de quoi pavoiser donc...

Le péché d'incantation

Le président affirme aussi que le taux de marge des entreprises s'est apprécié de 4 points sur un an. Mais l'on peine à retrouver la source de cette statistique sur le site de l'Insee qui ne publie que les données 2013. Une étude de la direction du trésor est bien sorti sur le sujet début septembre mais les séries statistiques qu'elle utilise s'arrêtent en 2012. Et si elle assure que la politique menée par le gouvernement (CICE et allègements de charges) permettront de regagner les niveaux de marge de 2008 (soit une appréciation de trois points) sans donner cependant de date cible.

François Hollande serait-il retombé dans ses travers, dans ce péché d'incantation auquel il a -à trois reprises- déjà succombé ? Sans doute. Il semble persuadé que la reprise n'est qu'une histoire de confiance. Ce n'est pas faux mais la confiance, ça se gagne. Et, en l'espèce, quand il s'agit de celle des chefs d'entreprises, elle se paye, pas de mots, mais par des allègements de charge visibles dans leur compte. Ce n'est pas encore le cas. Pas suffisamment en tout cas.

Thibaut De Jaegher

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