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Compétitivité : les patrons veulent sauver le rapport Gallois

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A une semaine de la remise du rapport Gallois, les patrons -grands et petits- se mobilisent pour que les conclusions du rapport Gallois soient entendues.

Compétitivité : les patrons veulent sauver le rapport Gallois © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Hier, les grands patrons ont décidé de parler haut et fort dans le Journal du dimanche au nom de la compétitivité. Ils ont réitéré leur souhait de voir s’opérer un transfert massif de charges du travail vers la consommation (d’au moins 30 milliards d’euros). Ils ont redit combien il était dommageable de ne pas regarder toutes les ressources que nous avions à portée de main pour redresser notre économie (notamment les gaz de schiste). Ils ont rappelé aussi l’urgence dans laquelle se trouvait nombre d’entre eux. Et ils sont ainsi venus porter secours au rapport Gallois qui sera remis le 5 novembre prochain et que certains rêvent d’enterrer avant sa parution.
La cacophonie autour de la mission menée par l’ancien président d’EADS est totale. Depuis plusieurs semaines maintenant, son rapport et ses conclusions supposées sont attaqués de toute part. On lui prête, pêle-mêle, de vouloir transférer 30 milliards d’euros de charges pesant aujourd’hui sur le travail vers la CSG et la TVA, de plaider pour l’exploitation des gaz de schiste, de proposer une stratégie de réduction drastique des dépenses publiques… Certains ont même affirmé qu’il voulait revenir sur les 35 heures (!), information qu’il a démentie promptement.
Ces fuites, organisées par on-ne-sait-qui, tentent de torpiller le travail du nouveau commissaire général à l’investissement. Pourquoi ? Parce que le rapport Gallois dérange, il fait peur et c’est pour cela que l’on tente d’en faire un épiphénomène avant même sa sortie. Du côté des industriels, personne n’a envie d’assister à cela. L’attente est grande. Ils ont confiance en Louis Gallois qu’ils voient comme un patron mesuré et juste. Ils pensent sincèrement que ce qu’il proposera sera bon pour leurs entreprises et pour la France. Ils sont presque prêts finalement à accepter sans sourciller le traitement qu’il leur proposera dans son ensemble. Et c’est pour cela qu’il faut sauver le rapport Gallois. Parce que la personnalité de son auteur fait plutôt consensus et que ses conclusions du coup pourraient bien être adoptées par tous. Le président de la République, adepte du consensus, devrait être attentif sur ce point à l’heure où il devra arrêter un nouveau pacte économique pour la France.

 

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3 commentaires

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29/10/2012 - 21h07 -

Rapport Gallois ? Oui, pourquoi pas. mais qui l'a lu? Qui en connait le contenu? Nous allons de fuites soigneusement orchestrées en spéculations diverses. Français, apprenez à vous méfier lorsque le mystère est trop soigneusement orchestré. Ça n'est pas naturel. C'est artificiel. On amuse le peuple, on décrédibilise les dirigeants des entreprises. Ne négociez que sur les faits, et arrêtez enfin de réclamer l'application d'un rapport dont vous ne connaissez pas les conclusions. Il sera encore temps à sa diffusion de voir s'il faut le sauver. En attendant, le gouvernement nous amuse et excite les plus naïfs...
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29/10/2012 - 18h20 -

Dans l’absolu, les entreprises ne devraient rien attendre du gouvernement pour améliorer leur compétitivité. Elles sont chacune différentes et disposent de leviers différents : robotisation pour l’une, annualisation du temps de travail pour l’autre, positionnement marketing différencié pour la troisième, etc… Le traitement est forcément individualisé. MAIS tout mouvement nécessite de l’argent qu’ils s’agissent d’acheter des robots, de négocier une nouvelle convention collective ou de revoir le positionnement marketing des produits. Cet argent ne se libère qu’avec de bonnes marges et donc pour reconstituer ces marges, il faut baisser les charges. Le gouvernement, dans son approche de la compétitivité, veut dissocier le cout du hors cout… sans comprendre qu’il s’agit d’un TOUT.
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29/10/2012 - 10h07 -

Et si toute les entreprises déposent le bilan ce ne serait pas ça la fin du monde? Si il n'y a plus d'entreprises que feront les salariés?
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